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Ecoles fermées, hôpitaux et services municipaux ralentis, les salariés du public étaient en grève mercredi au Royaume-Uni. Les syndicats souhaitaient faire de ce mouvement une véritable démonstration de force contre un gouvernement intraitable sur sa réforme des retraites.

D'après les organisateurs, jusqu'à deux millions de personnes devaient se joindre à cette action dans un pays peu habitué aux grands mouvements sociaux et toujours très sourcilleux sur les retombées négatives pour les usagers.

Un millier de manifestations étaient aussi programmées dans le cadre de ce mouvement avec lequel l'opposition travailliste a pris ses distances.

Une coalition de trente centrales syndicales appelait à débrayer, dans un mouvement social inédit depuis "l'hiver du mécontentement" de 1978-79, sous le cabinet travailliste de James Callaghan, qui avait précipité l'accession au pouvoir de la conservatrice Margaret Thatcher.

Enfants à la maison

Dave Prentis, qui dirige Unison, un syndicat représentant 1,4 million de salariés, a averti que d'autres grèves seraient organisées si le gouvernement maintient ses positions.

Les premiers effets de la grève se sont fait sentir rapidement. Des milliers de familles ont dû garder leurs enfants à la maison, les trois quarts des écoles étant touchés. En Angleterre, seuls 13% des établissements fonctionnaient normalement. Le gouvernement a lui d'ailleurs appelé à la bienveillance les chefs d'entreprise leur demandant d'accepter les enfants de leurs salariés au bureau.

Des piquets de grève ont été installés devant les bâtiments publics, notamment les hôpitaux où souvent seuls les soins d'urgence étaient assurés. Les services municipaux tournaient eux aussi au ralenti, comme les tribunaux.

Ports et aéroports où des files d'attente massives étaient craintes, faute de fonctionnaires en nombre suffisant pour le contrôle aux frontières, ont en revanche été épargnés.

ATS