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Des dizaines de milliers d'Espagnols ont manifesté dimanche à travers le pays contre une réforme du droit de travail facilitant les licenciements et donnant aux employeurs la possibilité de limiter les augmentations salariales. Une journée de grève générale est prévue le 29 mars.

"Inutile, inefficace, injuste. Non à la réforme du travail. Grève générale" proclamait une grande banderole accrochée à la Puerta de Alcala, point de ralliement de la manifestation madrilène. Les syndicats ont revendiqué un demi-million de participants dans une soixantaine de villes. La police n'a de son côté pas fourni d'estimations.

Large vainqueur des législatives de novembre, le Parti populaire (conservateur) s'est lancé dans une politique d'austérité destinée à remettre à flot les finances publiques. Il compte rendre le marché du travail plus flexible en réduisant l'indemnité de licenciement de 45 à 33 jours de salaire par année de travail et en limitant les hausses de salaire indexées sur l'inflation.

Contre la réforme

Des manifestants interrogés à Madrid ont dénoncé des mesures néfastes pour les travailleurs. "Il est absurde de penser qu'on va baisser le chômage en facilitant les licenciements", a dit José Javier Rodriguez, fonctionnaire de 53 ans.

Selon un récent sondage, environ trois quarts des Espagnols ne croient pas que cette réforme du marché du travail permettra de créer des emplois. Cependant, 67% d'entre eux jugent aussi qu'une grève générale ne contribuera pas à améliorer la situation.

L'Espagne a le taux de chômage le plus élevé de l'Union européenne. Il est de 23% et le gouvernement s'attend à le voir atteindre le niveau record de 24,3% en 2012. Près d'un chômeur sur trois dans la zone euro se trouve en Espagne.

ATS