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Green Cross International est présente dans trente pays. Les objectifs de la section suisse sont soutenus par le groupe parlementaire Green Cross, composé de 28 conseillers aux Etats et d'une centaine de conseillers nationaux, tous partis confondus (archives).

KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

(sda-ats)

L'organisation écologiste Green Cross Suisse fait l'objet de critiques. Elle n'est pas assez transparente, d'après le service de certification Zewo. Si l'ONG veut garder le label de qualité, elle doit respecter certaines conditions.

Zewo procède à des contrôles tous les cinq ans. La fondation a alors remarqué un manque de transparence dans l'organisation, dans les contrôles de projets et dans la communication avec les donateurs, a indiqué à l'ats sa directrice Martina Ziegerer. Elle confirmait une information de la radio alémanique SRF.

Malgré ces manquements, l'organisation non gouvernementale peut préserver son label de qualité, mais à condition qu'elle corrige le tir. Green Cross Suisse a notamment du pain sur la planche concernant les rapports annuel et financier.

Jusqu'en juin 2018

Il doit être clairement indiqué quel argent est attribué pour quel projet. Pour ce faire, une meilleure présentation des comptes annuels est exigée.

L'organisation a jusqu'en juin 2018 pour répondre à ces exigences. C'est le délai dont elle dispose pour publier les rapports financier et annuel.

Green Cross Suisse doit aussi expliquer de manière claire si une somme d'argent est investie pour un projet en particulier ou si elle sera utilisée pour différents projets. D'après Martina Ziegerer, il n'y a toutefois pas d'indication montrant que de l'argent ait été utilisé à d'autres fins.

L'organisation écologiste a quant à elle réagi en assurant qu'elle remplira les conditions requises. Elle a engagé une personne supplémentaire dans l'administration, selon sa directrice Nathalie Gysi. A l'avenir, 2% du chiffre d'affaires sera investi dans l'administration, au lieu de 1% jusqu'à présent.

Déjà Green Cross International

Green Cross International, fondée par Mikhaïl Gorbatchev en 1993, dernier dirigeant de l'Union soviétique, a également fait couler beaucoup d'encre ces dernières semaines. D'après les comptes provisoires, l'organisation, sise à Genève, risque la faillite.

L'actuel président des Vert'libéraux et conseiller national, Martin Bäumle, élu fin février président par intérim du Comité, a promis de mettre de l'ordre dans les comptes de l'organisation environnementale. Mais il n'ambitionne pas de devenir président titulaire, son élection est limitée à six mois.

En signe de protestation, Mikhaïl Gorbatchev s'était retiré du conseil d'administration. Le chef des finances et président Jean-Michel Cousteau avait aussi jeté l'éponge.

L'organisation est présente dans trente pays. En 2015, la section suisse a récolté 13 millions de francs de dons et comptait 51'700 membres. Ses objectifs sont soutenus par le groupe parlementaire Green Cross, composé de 28 conseillers aux Etats et d'une centaine de conseillers nationaux, tous partis confondus.

ATS

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