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En plein débat sur la place de l'atome en France, des militants de Greenpeace ont réussi à s'introduire lundi dans une centrale nucléaire pour prouver que la sécurité n'y était pas totale. Leur opération a obligé les autorités françaises à "fouiller" l'ensemble des installations nucléaires.

Neuf militants de l'organisation écologiste se sont introduits dans la centrale de Nogent-sur-Seine, à 95 km de Paris. L'ONG a ensuite revendiqué des actions dans plusieurs autres sites, sans vouloir révéler leur nom.

La branche française de l'organisation écologiste affirme que ses militants ont réussi à se hisser sur le dôme d'un réacteur et à peindre des slogans mettant en lumière le danger supposé de la centrale.

EDF minimise

EDF (Electricité de France) a confirmé cette intrusion mais en a minimisé la portée. "Les personnes ont été immédiatement détectées par le dispositif de sécurité et leur cheminement a été suivi en permanence sur le site, sans qu'il soit décidé de faire usage de la force", a-t-elle assuré.

Cette intrusion n'a eu aucune conséquence sur la sécurité des installations, ni sur la sécurité des personnes présentes sur le site, selon EDF.

Sur les sites de deux autres centrales EDF, Chinon (Indre-et-Loire) et au Blayais (Gironde), des banderoles ont été déployées et immédiatement retirées, précise EDF.

Vulnérabilité démontrée

Greenpeace dit voir dans le succès de son opération à Nogent une démonstration de ses thèses.

"Cette action montre à quel point les centrales nucléaires françaises sont vulnérables: de simples militants, aux intentions pacifistes, ont réussi, avec peu de moyens, à atteindre le coeur d'une centrale nucléaire ! Pourquoi ? Comment ? Car les dispositifs de sécurité existants sont insuffisants", dit-elle.

Le ministre de l'Industrie Eric Besson a déclaré ne pas avoir d'information dans l'immédiat sur cette intrusion. "S'ils sont entrés, ça veut dire qu'il y a eu dysfonctionnement et qu'il faudra prendre des dispositions pour que ça ne se reproduise pas", a-t-il ajouté.

ATS