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Greenpeace veut réduire les emballages plastiques dans les magasins

Une barquette de fraises dans son emballage plastique.

KEYSTONE/LUKAS LEHMANN

(sda-ats)

Les grandes surfaces sont trop gourmandes en emballages plastiques, dénonce Greenpeace. Les distributeurs nuancent, affirmant, avec le soutien de l'Office fédéral de l'environnement, que leur utilisation n'est pas forcément nocive.

Greenpeace appelle les détaillants suisses à s'engager vers un objectif "zéro plastique", notamment celui destiné à l'incinération. Dans un rapport précédemment publié, l'organisation reproche à plusieurs détaillants, dont Coop et Migros, de cacher des chiffres relatifs à l'utilisation des plastiques dans leurs surfaces.

Ceux-ci se voient aussi critiqués pour leurs produits "convenience food", ou "prêt-à-manger". Ces rayons composés de petites quantités de nourriture à l'emporter sont dans ce qui se fait de pire en matière de gestion des emballages plastiques, selon Greenpeace, qui donne l'exemple des salades à l'emporter.

Bilan écologique

Les grands distributeurs se montrent surpris de l'attitude de l'organisation de défense de l'environnement, d'autant plus qu'ils ne restent pas inactifs. Ainsi Coop prétend par exemple avoir réduit de 34% la quantité de matériaux utilisés pour les bols de salades à emporter.

Migros parle d'un nouvel emballage utilisant 50% de plastique en moins. Et de nuancer: "Dans la mesure où les emballages en plastique sont éliminés de manière appropriée, leur bilan écologique reste généralement meilleur que celui d'autres matériaux."

Contacté par Keystone-ATS, l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) partage cette position. Il faut d'abord économiser la matière, et ensuite trouver des matériaux de remplacement pour les emballages lorsque c'est une bonne alternative". L'important est de "faire attention à ce que les matériaux de remplacement aient un meilleur bilan écologique."

Choisir l'emballage adapté

L'idéal serait de renoncer à tout emballage. Mais perdre ou endommager un produit "implique la plupart du temps une charge environnementale plus grande que celle causée par les emballages." Le produit est donc considéré comme écologiquement trop précieux pour ne pas risquer de l'abîmer sans un emballage adapté, ajoute l'OFEV.

Migros assure que ses experts calculent l'impact complet d'un emballage sur l'environnement et utilisent celui qui présente le meilleur bilan écologique: "L'idée largement répandue selon laquelle les emballages en plastique sont généralement nocifs pour l'environnement et que le papier, par exemple, est plus respectueux est erroné."

L'entreprise indique toutefois avoir réduit ou remplacé 11'000 tonnes d'emballages depuis 2011. La Coop parle de 3000 tonnes par an depuis 2012.

Incinération: 80%

Après usage, les emballages sont rassemblés avec les autres plastiques. Les quatre cinquièmes sont alors transportés dans des usines d'incinération des ordures ménagères (UIOM), le reste étant recyclé ou utilisé dans le secteur de la cimenterie.

En Suisse, 30 UIOM produisent ainsi de l'électricité ou approvisionnent les réseaux de chauffage. Elles couvrent 2% du besoin national en énergie.

Pour Greenpeace cependant, le processus d’incinération produit "des scories et des poussières de filtration fortement toxiques, qui doivent être déposées dans des décharges en Suisse et à l’étranger." Certes, répond l'OFEV, mais leur quantité reste négligeable grâce à des procédés de purification.

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