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La tentative de la commission de la politique de sécurité du National d'obtenir des éclaircissements sur l'achat de l'avion de combat a tourné court lundi. Pas question pour autant de se mettre en retrait et d'attendre le programme d'armement prévu cet été.

Le ministre de la défense Ueli Maurer et le chef des Forces aériennes Markus Gygax ont été interrogés pendant une heure à propos de la procédure d'achat du Gripen par les membres de la commission. "En fin de compte, nous n'avons pas appris grand chose de nouveau", a admis la présidente de la commission Chantal Galladé (PS/ZH) lundi soir devant la presse.

"Seule certitude, nous avons désormais l'assurance que la procédure d'achat est bel et bien close", a-t-elle dit. Mais nombre de points restent ouverts. Impossible par exemple de faire la lumière sur les rapports d'évaluation critiques sur les performances de l'avion suédois qui ont suscité des remous tout au long de la semaine dernière.

Ueli Maurer n'a pas non plus voulu répondre aux questions d'ordre technique, estimant qu'elles seraient traitées dans le message sur le programme d'armement agendé pour juin, selon elle. Malgré les réticences du conseiller fédéral, la commission veut s'immiscer. Le Parlement devra débloquer les moyens nécessaires, soit 3,1 milliards de francs, il a le droit de savoir, a jugé Mme Galladé.

Commissions de gestion?

La sous-commission chargée d'étudier la question va continuer l'examen. Elle rendra ses conclusions en avril. Si la lumière n'aura pas été faite d'ici là, il faudra envisager de demander une intervention aux commissions parlementaires de gestion, a menacé la présidente.

Pour Thomas Hurter (UDC/SH), qui dirige la sous-commission, il s'agit encore d'éclaircir des points essentiels, en particulier à propos du développement du Gripen. Il ne faudrait pas que la Suisse doive cofinancer un modèle qui n'est pas encore commercialisé. Le Parlement suédois n'a pas encore débloqué les moyens nécessaires, a-t-il rappelé.

ATS