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L'ancien général Otto Perez, candidat de la droite, a remporté l'élection présidentielle au Guatemala. Durant la campagne, il a notamment promis de faire preuve d'une extrême fermeté contre le crime organisé.

Le chef de file du Parti patriotique est le premier militaire à diriger le Guatemala, depuis la restauration de la démocratie en 1986. "A tous les Guatémaltèques (...) et à ceux qui n'ont pas voté pour Otto Perez, je lance un appel à s'unir et travailler ensemble ces quatre prochaines années", a lancé l'ex-militaire de 61 ans, en revendiquant la victoire avec un peu plus de 55% des suffrages.

Il devance nettement son rival du second tour, le centriste Manuel Baldizon, riche homme d'affaires et candidat du Parti de la libération démocratique rénovée (Lider). Le nouveau président prendra ses fonctions en janvier. Perez devra cependant négocier au Congrès pour faire passer ses réformes. Son parti est le mieux représenté au Parlement, mais n'a pas la majorité absolue.

La première économie d'Amérique centrale passe à droite après qu'Alvaro Colom, le président social-démocrate, a échoué à contenir le crime organisé et à lutter contre les gangs et les cartels de la drogue mexicains. Perez, qui prône la "mano dura", politique de fermeté, déjà mise en oeuvre au Salvador, a promis de faire appel à l'armée pour s'attaquer au crime organisé.

Impliqué dans la guerre civile

La lutte contre les gangs et les cartels de la drogue mexicains a été au coeur de la campagne, dans ce pays de 14,7 millions d'habitants, où une dizaine de personnes sont assassinées chaque jour.

En tant que général, Perez a joué un rôle important dans la guerre civile contre les guérilléros marxistes qui a fait rage entre 1960 et 1996. Environ 250'000 personnes ont été tuées et l'armée a commis des centaines de massacres. Il a en outre dirigé un service de renseignement militaire accusé d'avoir organisé des assassinats politiques, ce qu'il dément.

ATS