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Le Parlement nigérien devrait décider lundi d'envoyer des troupes au Nigeria pour combattre l'expansion militaire de Boko Haram qui menace le Cameroun, le Niger et le Tchad. Une situation qui va ouvrir un second front dans la guerre régionale contre les islamistes nigérians.

Cette annonce est intervenue alors que l'armée tchadienne a lancé mardi une grande offensive terrestre au Nigeria à partir du Cameroun voisin. Elle a repris aux islamistes après de durs combats la localité nigériane frontalière de Gamboru.

Mercredi, Boko Haram a ensuite mené une contre-attaque meurtrière à Fotokol, localité camerounaise frontalière. Treize militaires tchadiens, six soldats camerounais et plus de 80 civils ont péri dans cet assaut, a annoncé Yaoundé jeudi.

Côté Niger, "le Parlement va se réunir dès lundi à la demande du président de la République pour autoriser l'envoi de troupes dans ce pays voisin", a déclaré le bureau du Parlement. Il n'a pas donné de détails sur l'ampleur du dispositif ni sur la date de son déploiement. Le majorité des députés étant favorables au chef de l'Etat Mahamadou Issoufou, cette mesure devrait aisément être validée.

Rencontre à Yaoundé

De mois en mois, l'armée nigériane n'a cessé de reculer face aux islamistes. La guerre contre Boko Haram, qui a pris le contrôle de vastes territoires du nord-est du Nigeria et menace les pays voisins, prend une ampleur régionale.

Le Niger devrait rejoindre le Cameroun, engagé depuis plusieurs mois dans son extrême-nord, et le Tchad, mobilisé depuis deux semaines contre les islamistes, et qui dispose d'une armée aguerrie ayant déjà combattu les groupes djihadistes au Mali.

Des dizaines d'experts africains et occidentaux participent depuis jeudi à Yaoundé au Cameroun à une rencontre "cruciale" pour le déploiement d'une force africaine de 7500 soldats. Il faudra notamment finaliser les "stratégies de combats contre la secte Boko Haram" et "élaborer 'l'opérationnalisation' de la force multilatérale", a souligné le ministre camerounais de la Défense.

Soutien de la France

Depuis Paris, le président François Hollande a déclaré que la France soutenait "de façon logistique et opérationnelle" par la livraison de carburant et munitions les troupes engagées contre Boko Haram, appelant la communauté internationale à "faire (son) travail" et à passer à "l'action".

L'insurrection de Boko Haram, qui affiche sa proximité idéologique avec Al-Qaïda et l'organisation Etat islamique, a fait plus de 13'000 tués et 1,5 million de déplacés au Nigeria depuis 2009.

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ATS