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Les médecins doivent être attentifs à ce qu'ils font sur les réseaux sociaux, avertit la FMH (image symbolique).

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

(sda-ats)

Les médecins devraient s'abstenir de devenir "amis" sur Facebook avec leurs patients ou s'adonner aux "selfies" dans le cadre professionnel. La Fédération des médecins suisses (FMH) émet des recommandations sur l'utilisation des médias sociaux.

Violation de la sphère privée des patients ou divulgation d'informations confidentielles: des études internationales montrent une hausse du nombre de cas avec des conséquences disciplinaires ou juridiques pour les professionnels de la santé, indique mercredi la FMH dans le dernier bulletin hebdomadaire de l'association.

En Suisse, un cas avait déclenché la polémique: une photo publiée sur Facebook montrait un chirurgien posant avec une jambe amputée.

Pas besoin de réviser le code de déontologie de la profession, estime toutefois la FMH. Mais il faut offrir des recommandations spécifiques aux médecins. Ces recommandations sont désormais disponibles en ligne.

Attention aux amis Facebook...

Pas question par exemple d'utiliser son téléphone portable privé pour la documentation photo d'un patient. Les médecins doivent donc "faire preuve de beaucoup de retenue dans les médias sociaux lorsqu"il s'agit d'utiliser des informations et des images se rapportant à un patient."

Facebook ne doit en outre pas changer la relation médecin-patient. La FMH invite donc les praticiens à "refuser autant que possible les demandes d'ami sur un compte privé lorsqu'elles proviennent de patients."

Créer un compte sur un réseau social pour le cabinet ou l'hôpital afin de communiquer avec les patients est possible. Mais ces comptes doivent être purement professionnels, distincts d'un compte privé.

...et aux commentaires

Même retenue à avoir en ce qui concerne les commentaires sur les réseaux sociaux. Ceux-ci ne doivent pas servir comme plate-forme de critiques envers des collègues. Les règles de collégialité et d'objectivité à l'égard des confrères s'y appliquent aussi, souligne le document de la FMH.

Enfin, les règles de protection et de sécurité des données s'appliquent là aussi. Les tablettes et les téléphones intelligents contenant des informations sur des patients ou des dossiers médicaux informatisés doivent être correctement sécurisés. Les données médicales confidentielles doivent être échangées uniquement via des connexions sécurisées ou des documents cryptés.

La FMH n'oublie pas de cibler les plus jeunes. Les médecins qui emploient des étudiants doivent les rendre attentifs aux risques spécifiques des médias sociaux dans le contexte médical et en réglementer l'utilisation.

ATS