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Mieux protéger les moutons contre les attaques du loup est le but de la nouvelle politique valaisanne de protection des troupeaux.

KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER

(sda-ats)

Protéger au maximum les troupeaux pour décourager l'appétit du loup, telle est la volonté de l'Etat du Valais. Elle passe par un soutien concret aux agriculteurs.

Protéger un troupeau n'est pas toujours facile pour le paysan, a relevé vendredi devant la presse Jean-Michel Cina, chef du département valaisan de l'économie, de l'énergie et du territoire. Et d'énumérer le cadre législatif relativement compliqué, le nombre important d'intervenants à l'échelon cantonal et fédéral, les mesures parfois inapplicables dans certains alpages et le processus complexe pour obtenir d'éventuels dédommagements.

Pour simplifier la vie des agriculteurs, le Valais a concocté une nouvelle politique de protection des troupeaux en forme de guide pratique. L'exploitant y trouvera notamment les mesures de protection possibles ainsi que les conditions et les critères pour les mettre en oeuvre et bénéficier d'une aide financière.

Berger, chien, clôtures, parcs

Sur les alpages, les mesures recommandées par la Confédération sont le berger, le chien de protection, les clôtures électrifiées ou les parcs de nuit. Le berger n'est envisageable d'un point de vue financier que pour un troupeau de 300 moutons au minimum.

Le chien n'est pas conseillé si les touristes sont nombreux dans la région. Les clôtures électrifiées, hautes, lourdes et plutôt coûteuses, sont envisageables si plusieurs parcs sont érigés sur l'alpage et si une route carrossable permet d'y accéder.

30% des alpages impossibles à protéger

Quant aux parcs de nuit, ils exigent la présence quotidienne du paysan et une route carrossable pour lui éviter des heures de marche pour réunir son troupeau. "Nous discutons avec chaque exploitant pour trouver la solution la mieux adaptée à sa situation", a indiqué Brigitte Decrausaz, cheffe de l'office valaisan des paiements directs.

Trente pour cent environ des 150 alpages valaisans ne remplissent aucune condition et ne peuvent être protégés correctement. "Il s'agit alors d'envisager une augmentation du cheptel ou des fusions d'alpages afin de réunir 300 moutons au moins sous la protection d'un berger", a précisé Brigitte Decrausaz.

ATS