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La Guinée-Bissau a été suspendue mardi de l'Union africaine (UA) à la suite du coup d'Etat du 12 avril. Les putschistes sont menacés de sanctions par l'organisation régionale, qui dénonce la multiplication des coups de force dans le pays. Sur le terrain, les militaires ont interdit les manifestations.

Dans la nuit, une délégation ouest-africaine, composée de hauts responsables politiques et militaires, avait affiché "une grande fermeté" face aux putschistes avec lesquels elle s'était entretenue plusieurs heures, selon des sources proches des discussions.

"La Cédéao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest) a pour principe d'avoir une tolérance zéro pour tout exercice du pouvoir par des voies non conventionnelles", a rappelé le président de sa commission, Désiré Trago Ouédraogo.

Selon lui, les militaires ont réaffirmé leur engagement, déjà proclamé à plusieurs reprises, de rétablir l'ordre constitutionnel mais, a-t-il insisté, "nous avons exigé la libération des prisonniers, qui constitue une condition sine qua non".

Manifestations interdites

Arrêtés le jour du coup d'Etat, l'ancien Premier ministre Carlos Gomes Junior, le président intérimaire Raimundo Pereira et plusieurs ministres du gouvernement déchu sont toujours détenus par les putschistes.

Par ailleurs, les militaires qui ont pris le pouvoir ont interdit mardi les marches et manifestations, menaçant les contrevenants d'une "répression sévère", selon un communiqué de l'état-major.

Dans ce texte, la junte "lance un vibrant appel à toute la population (...) de s'abstenir d'organiser toute marche ou manifestation qu'elles soient pour ou contre le renversement du gouvernement de Carlos Gomes Junior" et avertit "ceux qui désobéiront à l'ordre" qu'ils s'exposent à une "répression sévère".

Cette interdiction de manifester intervient alors que, selon des informations circulant à Bissau, des jeunes partisans de Carlos Gomes Junior avaient prévu de manifester mardi après-midi dans la capitale.

ATS