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A Genève, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a affirmé vouloir lancer plusieurs mécanismes pour identifier les utilisateurs de plusieurs types d'armes interdites et et diminuer le recours à tous les armements.

Keystone/CYRIL ZINGARO

(sda-ats)

Le secrétaire général de l'ONU veut relancer la lutte de la dénucléarisation et identifier les utilisateurs d'armes chimiques et biologiques. Il a détaillé jeudi à Genève son initiative pour le désarmement malgré l'annulation par Donald Trump du sommet avec Pyongyang.

Le président américain a annoncé sa décision de ne pas rencontrer Kim Jong-un environ une heure avant le discours d'Antonio Guterres. Une annonce qui s'ajoute à sa remise en cause de l'accord avec l'Iran par son pays, principale puissance nucléaire.

"Profondément inquiet" par ce contexte défavorable, M. Guterres ne veut pas rendre les armes sur son initiative lancée jeudi. "Au contraire, ce qui s'est passé aujourd'hui montre l'importance" d'une collaboration entre Etats pour trouver des solutions, a-t-il dit devant la presse au terme de son discours à l'Université de Genève.

"Les puissances nucléaires ont un rôle absolument clé" pour aboutir à un "processus crédible", ajoute-t-il. "Nous vivons une époque dangereuse" où des tensions entre Etats sont observées plus que jamais, a-t-il toutefois admis dans son discours devant des centaines de personnes.

Les conflits sont plus fréquents et plus longs, les dépenses militaires ont atteint un record à environ 1800 milliards de dollars en 2017, les armes chimiques sont à nouveau utilisées. Et de nouveaux armements sont liés aux nouvelles technologies.

Etats-Unis et Russie alertés

Le premier axe de l'initiative de M. Guterres doit permettre de "sauver l'humanité" grâce à l'élimination des armes de destruction massive. "Notre monde recule" sur le désarmement nucléaire, a déploré celui-ci.

Il salue toutes les actions qui permettront de sauver l'accord avec l'Iran. Mais M. Guterres appelle surtout les Etats-Unis et la Russie à négocier de nouvelles réductions des armes nucléaires et à résoudre leur différend sur le Traité sur les forces nucléaires de portée intermédiaire.

Il souhaite une réduction du nucléaire dans le dispositif militaire et le lancement de plateformes informelles entre Etats pour en discuter. Au total, 15'000 armes nucléaires sont toujours stockées dans le monde, la plupart américaines et russes.

Autre dossier: les armes chimiques dont plus de 80 utilisations présumées ont eu lieu en quatre ans en Syrie. "Nous ne pouvons pas permettre que l'impunité continue", affirme-t-il. Il veut un mécanisme pour identifier les responsables. Et un autre dispositif pour mener des investigations sur le recours aux armes biologiques.

Deuxième priorité, M. Guterres veut "sauver des vies" face à l'augmentation des armes conventionnelles. Il soutiendra les Etats pour limiter l'utilisation d'explosifs en zone urbaine et pour l'accumulation de données sur les victimes civiles. Et il lance encore une initiative pour renforcer la collecte et la destruction d'armes légères et de petit calibre.

Revigorer la Conférence du désarmement

Troisième priorité, l'action contre de nouvelles armes possibles avec les nouvelles technologies, des cyberattaques aux guerres biologiques. M. Guterres veut mettre ses bons offices à disposition pour empêcher ces conflits. Il soutiendra de nouvelles mesures contraignantes pour garantir que l'"être humain contrôle toujours l'usage de la force".

Il veut également revigorer la Conférence du désarmement à Genève où la Syrie doit reprendre la semaine prochaine la présidence pour un mois après la Suisse. Il souhaite que ce scénario sur lequel il n'a aucune marge de manoeuvre ne compromette pas les récentes avancées après plus de 20 ans de blocage.

Parmi les réactions, la Suisse a salué la volonté de "lutter contre l'impunité" et dit se retrouver sur "quasiment tout" l'agenda de M. Guterres. Elle doit encore décider si elle signe ou non le Traité d'interdiction des armes nucléaires adopté en 2017. Un accord "important", selon le secrétaire général.

Le chercheur au Centre de politique de sécurité de Genève (GCSP) Marc Finaud, spécialiste des questions de prolifération et de désarmement, salue "l'acte courageux" de M. Guterres. Parce que celui-ci nomme les principaux responsables, des puissances nucléaires aux commerçants d'armes.

Comme la Suisse, M. Finaud relève aussi le cadre large auquel le secrétaire général associe le désarmement. Et de souligner encore la reconnaissance de M. Guterres des "limites" de son action et de l'importance des Etats.

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ATS