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Guy Parmelin fixe les exigences pour les nouveaux avions de combat

Lors de tensions accrues, la flotte de nouveaux avions de combat devra maintenir une présence permanente dans les airs d'au moins quatre avions pendant au moins quatre semaines. Guy Parmelin a fixé cette exigence de base pour l'achat de nouveau jets.

KEYSTONE/ALEXANDRA WEY

(sda-ats)

Lors de tensions accrues, la flotte d'avions de combat devra pouvoir assurer une présence permanente dans les airs d'au moins quatre avions pendant au moins quatre semaines. Guy Parmelin a fixé cette exigence de base pour l'achat de nouveaux jets.

La procédure pour choisir le nouvel avion de combat et le système de défense sol-air peut désormais être lancée. Une enveloppe d'au maximum 8 milliards de francs est prévue. Selon les services du ministre de la défense Guy Parmelin, il n'est pas encore possible de déterminer comment cet argent se répartira entre avions de combat et défense sol-air.

La ventilation dépendra des systèmes finalement acquis. Plus la défense sol-air sera puissante, plus petit sera le nombre d’avions nécessaires, et inversement, a indiqué vendredi le Département fédéral de défense.

Toutefois, selon le rapport du groupe d'experts publié en mai 2017, avec une trentaine d’avions de combat, la capacité à durer (quatre avions en vol en permanence) est de deux bonnes semaines. Elle passe à au moins un mois avec environ 40 avions de combat.

Huit fournisseurs

Cinq jets seront évalués. De ce côté-ci de l'Atlantique, on retrouve le Gripen E suédois (Saab), le Rafale français (Dassault) et l'européen Eurofighter (Airbus). S'y ajoutent deux avions américains: le successeur du FA-18, le Super Hornet de Boeing, et le F-35A de Lockheed-Martin.

Pour la défense sol-air, trois systèmes sont dans la course: le SAMP/T français (eurosam), l'israélien David’s Sling (Rafael) et l'américain Patriot (Raytheon). Avions et défense sol-air ne doivent pas forcément être acquis auprès du même pays ou de pays différents. Mais l’interopérabilité avec des États voisins et des États membres du Partenariat pour la paix est requise.

Le peuple ne se prononcera par sur le type d'avion mais uniquement sur le principe de renouveler la défense aérienne à hauteur de 8 milliards. En attendant, Guy Parmelin a fixé les exigences à remplir par les deux systèmes et en a informé le Conseil fédéral.

Exigences

La nouvelle flotte devra assurer la police aérienne, 24 heures sur 24. Lors de tensions accrues, elle devra pouvoir intervenir en quelques minutes dans l’ensemble de l’espace aérien suisse.

La surface à couvrir par la défense sol-air doit être de 15'000 km2 au moins. Le système doit atteindre une altitude d’engagement de plus de 12'000 m et une portée supérieure à 50 km. Il n'est pas nécessaire de disposer d'une capacité de défense contre des missiles balistiques.

Concernant la maintenance des avions, des possibilités de coopération avec le pays du constructeur ou avec des États tiers utilisant le même système doivent être possibles. Le ministre de la défense entend renoncer à des helvétisations. Mais il estime judicieux que l'armée et l'industrie collaborent avec le fabricant pour le montage final.

RUAG a été désigné comme centre de compétences pour le matériel au lancement du projet d'achat de jets. Pour la défense sol-air, il est en principe souhaitable que la société assume aussi cette fonction, pour autant que le fabricant du système retenu ne dispose pas d’une succursale en Suisse.

Vols en Suisse

Une partie au moins des essais en vol et au sol doivent être effectués en Suisse pour tous les candidats entrant en ligne de compte pour l’acquisition du prochain avion de combat. Dans la mesure du possible, les jets seront pilotés par des pilotes suisses.

Guy Parmelin vise une politique de flotte à modèle unique. Une fois que tous les exemplaires seront livrés, les F/A-18 seront progressivement mis hors service.

Enfin, le ministre de la défense a précisé l'exigence de 100% d'affaires compensatoires liées à l'achat des avions de combat et de la défense sol-air: 60 % auprès de l’industrie liée à la sécurité (20% de participation industrielle directe, 40 % de participation industrielle indirecte) et 40 % auprès du reste de l’industrie.

La répartition régionale sera d’approximativement 65 % en Suisse alémanique, 30% en Romandie et 5% en Suisse italienne.

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