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Haïti bénéficie depuis 12 ans du programme Petrocaribe. Celui-ci permet à plusieurs pays d'Amérique latine et des Caraïbes d'acquérir des produits pétroliers à un coût avantageux, et de payer leurs factures sur 25 ans à un taux d'intérêt de 1% (image symbolique).

KEYSTONE/AP/DIEU NALIO CHERY

(sda-ats)

Une quinzaine d'anciens ministres et hauts fonctionnaires haïtiens sont accusés de corruption, népotisme et de passations illégales de marchés dans leur gestion de fonds publics depuis 2008, selon le rapport d'une commission sénatoriale.

Haïti bénéficie depuis 12 ans du programme Petrocaribe, initié par l'ancien président vénézuélien Hugo Chavez. Celui-ci permet à plusieurs pays d'Amérique latine et des Caraïbes d'acquérir des produits pétroliers à un coût avantageux, et de payer leurs factures sur 25 ans à un taux d'intérêt de 1%.

Depuis 2008, Haïti a ainsi pu bénéficier de plus de 2 milliards de dollars de prêt, censés, selon les termes du programme, financer des projets économiques et sociaux.

Après plusieurs mois d'investigation, la Commission éthique et anti-corruption du Sénat a conclu que la gestion de ces fonds Petrocaribe constituait "une vaste supercherie d'Etat".

Attribution illégale de marchés, usages abusifs des lois d'urgences, contrats antidatés: "l'enquête a permis de confirmer les soupçons de népotisme et de prévarication et de corruption dans la gestion de ce programme", peut-on lire dans les six pages de résumé exécutif du rapport. Aucun détail n'est donné quant aux dates et montants décaissés.

Enrichissement personnel

Cette commission a décidé d'enquêter sur la gestion de ces fonds car "il y a au sein de la population le sentiment qu'au mieux ces fonds ont été mal utilisés et au pire ont été en partie détournés pour servir à enrichir personnellement certains dirigeants qui avaient la responsabilité d'en assurer la gestion", détaille le rapport en introduction.

Deux anciens Premiers ministres, Jean-Max Bellerive (en poste de novembre 2009 à mai 2011) et Laurent Lamothe (mai 2012 à décembre 2014) figurent en tête de liste des responsables incriminés. La commission sénatoriale en appelle donc au pouvoir judiciaire pour lancer des enquêtes plus approfondies sur les responsabilités éventuelles de ministres et entrepreneurs privés dans ces détournements de fonds publics.

En proie à une crise économique et politique depuis des décennies, Haïti a été, en mars, classée 158e pays sur 168 au classement mondial de perception de la corruption par l'organisation Transparency international.

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ATS