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Samedi, alors que la présence policière est inexistante à travers Port-au-Prince, la plupart des axes majeurs étaient toujours bloqués par des barricades.

KEYSTONE/AP/DIEU NALIO CHERY

(sda-ats)

Les dirigeants haïtiens ont lancé un appel au calme samedi alors que les manifestations violentes contre la hausse des prix des carburants se poursuivaient pour la deuxième journée consécutive. Un homme a perdu la vie.

"Le gouvernement annonce la suspension de la mesure d'ajustement des prix des produits pétroliers jusqu'à nouvel ordre", a indiqué le Premier ministre haïtien Jack Guy Lafontant sur Twitter. Il y a aussi condamné "vigoureusement les actes de violences et de vandalismes".

Cette faire marche arrière n'a pas empêché les habitants en colère de descendre dans la rue, au vu des images diffusées par la télévision haïtienne. Ils ont érigé des barrages routiers auxquels ils ont mis le feu et attaqué des hôtels et des entreprises.

Des tirs sporadiques étaient entendus dans certains quartiers. Les compagnies aériennes American Airlines et JetBlue ont annoncé samedi des annulations de vols à destination de la capitale haïtienne, Port-au-Prince. Des mouvements similaires de colère ont été enregistrés au Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays, ainsi que dans les communes des Cayes, Jacmel et Petit-Goave.

Hausse insupportable

Vendredi soir, un policier assigné à la sécurité d'un dirigeant politique d'opposition a été tué dans une altercation avec un groupe de manifestants à Port-au-Prince. Il a été lynché alors qu'il cherchait à forcer le passage, et son corps a ensuite été brûlé sur la chaussée.

Dans la journée, les ministères du Commerce et de l'Économie ont annoncé que les hausses du prix du carburant, dont un bond de 38% pour l'essence et de 47% pour le diesel, entreraient en vigueur à minuit. La décision du gouvernement d'augmenter les prix s'inscrit dans le cadre d'un accord avec le Fonds monétaire international, qui exige qu'Haïti adopte une série de mesures économiques en échange d'un financement.

Cette importante hausse est perçue comme insupportable par la majorité de la population qui fait face à une pauvreté extrême, un chômage de masse et une inflation supérieure à 13% pour la troisième année consécutive.

Nécessaire révision

Le gouvernement a tenté de persuader les citoyens qu'il était obligé de réviser les prix des produits pétroliers, en choisissant soigneusement ses éléments de langage. "On ne parle pas d'augmentation mais plutôt de mettre les carburants aux prix auxquels ils doivent être", a souligné samedi le Premier ministre dans son message télévisé.

"De 2010 à 2018, Haïti a subventionné les carburants à hauteur de 50 milliards de gourdes, soit environ un milliard de dollars. Ce montant aurait pu nous permettre de construire beaucoup de kilomètres de route (...), beaucoup de salles de classe (...), beaucoup de centres de santé", a détaillé le chef du gouvernement pour justifier la mesure impopulaire.

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ATS