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Hissène Habré à l'issue de son procès, en mai dernier (archives).

KEYSTONE/EPA/STR

(sda-ats)

L'ex-président tchadien Hissène Habré a été condamné vendredi à verser entre 10 et 20 millions de FCFA (entre 16'500 et 33'000 francs suisses) par victime par le tribunal spécial africain à Dakar. Il a été reconnu coupable de crimes de guerre et contre l'humanité.

Le tribunal, qui l'avait déjà condamné à la prison à vie, a ordonné l'indemnisation des victimes de "viol", de "détention arbitraire" ou "prisonnier et rescapé", et des "victimes indirectes", a annoncé son président, le magistrat burkinabè Gberdao Gustave Kam.

Le jugement a été rendu en l'absence de M. Habré, qui a dirigé le Tchad de 1982 à 1990. Mais les avocats commis d'office pour sa défense étaient présents.

La juridiction condamne M. Habré "à payer à chacune des victimes de viol et d'esclavage sexuel la somme de 20 millions de FCFA, à chaque victime de détention arbitraire, prisonnier de guerre et rescapé la somme de 15 millions de FCFA (24'750 francs suisses) et (à chacune) des victimes indirectes (ayant perdu des proches, ndlr) 10 millions de FCFA", a indiqué M. Kam, sans préciser le nombre de victimes concernées.

Crimes divers

Selon la Tchadienne Jacqueline Moudeina, présidente du collectif des avocats des victimes, le nombre total de victimes est de 4733 dont 1625 directes, a-t-elle déclaré à la presse à l'issue de l'audience. Parmi ces victimes, une "quinzaine" de femmes ont été, selon elles, victimes de "viol et d'esclavage sexuel", a ajouté Mme Moudeina.

Hissène Habré a été condamné le 30 mai à perpétuité pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre et crimes de tortures par les Chambres africaines extraordinaires (CAE).

Les CAE ont été créées en vertu d'un accord entre le Sénégal et l'Union africaine (UA) pour juger Hissène Habré (1982-1990) à Dakar, où il s'est réfugié en décembre 1990 après avoir été renversé par un de ses anciens collaborateurs, l'actuel président Idriss Deby Itno.

Une commission d'enquête tchadienne estime le bilan de la répression sous son régime à quelque 40'000 morts.

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ATS