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La présidente de l'ONG ICON Lennig Pedron veut faire de Genève un centre d'action des hackers pour la gouvernance et la population.

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Des hackers veulent mettre leur expertise au service de la société. Venus du monde entier, ils se réunissent jeudi et vendredi à Genève pour lier intelligence artificielle et gouvernance. Une première en Europe et un moyen d'officialiser l'ONG Icon lancée en 2017.

"Notre objectif est de faire travailler ensemble hackers et acteurs de la gouvernance locale et internationale pour que ceux-ci comprennent ce qui se passe réellement sur le terrain", affirme dans un entretien à Keystone-ATS la cofondatrice et présidente d'Icon Lennig Pedron. Représentants de l'économie et de la société civile seront aussi présents.

Selon elle, l'expertise des spécialistes en cybersécurité doit permettre de sensibiliser l'ensemble de la population. "Nous voulons mieux comprendre ce qui se passe" en ligne avec des technologies "encore jeunes" qui changent en permanence, dit Mme Pedron. Les capacités de ces hackers seront mises en valeur dès jeudi à Genève.

Après des qualifications qui ont rassemblé 180 équipes en quelques semaines, huit d'entre elles s'affronteront dans un défi inédit qui devrait être annuel. En s'appuyant sur l'intelligence artificielle, les participants, dont certains font partie des meilleurs spécialistes mondiaux, devront reprendre le contrôle d'une ville fictive paralysée par une cyberattaque terroriste.

Techniquement tout est possible

"Très peu de hackers peuvent réussir" à lier ces deux composantes, selon Mme Pedron. "L'intelligence artificielle nous aide à faire le bien mais peut aussi être utilisée comme arme" agressive ou protectrice.

Un scénario qui n'est pas à exclure pour les gouvernements. Les attaques contre certains pays ou, plus récemment, Wannacry qui avait visé des entreprises ou des infrastructures de santé ne constituent que "des répétitions générales", selon Mme Pedron.

"Tout est possible" techniquement. Y compris une nouvelle offensive contre les Etats-Unis, après l'action russe lors de la présidentielle de 2016, au moment des élections de mi-mandat en novembre prochain. Et ce même si les autorités américaines ont pu tenter de s'y préparer. Ce type d'action malveillante peut difficilement être lancé sans le soutien d'un Etat tant "l'investissement est énorme".

Jeudi, des participants suisses sont également attendus au défi coorganisé par Icon et le Centre de politique de sécurité de Genève (GCSP). "La Suisse a longtemps considéré que la cybersécurité n'était pas une priorité. C'est en train de changer", dit Mme Pedron. D'autant plus que, selon elle, ce pays peut être l'un des acteurs importants dans cette branche.

Site pour alerter les utilisateurs

En particulier Genève qui est devenue l'un des centres de la réflexion sur cette question. Plusieurs initiatives ont été lancées, y compris celle du conseiller d'Etat Pierre Maudet pour le développement des capacités sur les politiques numériques il y a quelques mois lors du Forum sur la gouvernance d'Internet (FGI) piloté par l'ONU.

Soutenue par le président du gouvernement genevois, Icon "est différente mais néanmoins complémentaire, parce que nous sommes des opérationnels", insiste Mme Pedron. L'ONG établie à Genève regroupe déjà une cinquantaine de membres actifs et plus d'une centaine de personnes dans le monde entier. Parmi les fondateurs figure un Grec, vice-champion du monde à quatre reprises de hacking.

Outre le défi, une conférence doit discuter jeudi des conséquences économiques de cyberattaques ou de la responsabilité des acteurs dans cet environnement en ligne. M. Maudet et des représentants d'entreprises mondiales ou de l'Union internationale des télécommunications (UIT) doivent notamment y participer.

D'ici quelques semaines, Icon doit aussi lancer un site gratuit pour alerter les utilisateurs de la dangerosité d'un lien internet qu'ils souhaitent consulter. A plus long terme, elle souhaite organiser chaque année dès 2019 une conférence internationale à Genève sur la cybersécurité, l'internet des objets ou encore la chaîne de blocs. Industriels, PME et chercheurs devraient y assister aux côtés de spécialistes.

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ATS