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Le compositeur et pianiste turc de renom international Fazil Say, victime d'une intolérance sociale et d'une censure de ses oeuvres, a décidé de s'exiler au Japon. Il s'inquiète de la montée du conservatisme islamiste en Turquie et du rôle joué par le gouvernement.

"J'ai été exclu à 100% (de la société turque)", a expliqué l'un des plus grands talents contemporains de Turquie et porte-parole des milieux laïcs dans un entretien au journal "Hürriyet".

"Quand j'ai dit que j'étais athée (...), on m'a insulté. La justice a été saisie sur ce que j'ai écrit sur Twitter. Je suis peut-être la première personne au monde à faire l'objet d'une enquête en justice pour avoir déclaré mon athéisme", a-t-il ajouté.

Insulté sur Twitter

Le pianiste avait récemment attiré les foudres des conservateurs en Turquie par des messages avec une pointe de provocation sur l'islam sur Twitter. Un influent député du parti issu de la mouvance islamiste au pouvoir (AKP) lui avait répondu en insultant ouvertement sa mère "sortie d'un bordel".

"Si je suis condamné à la prison, ma carrière sera terminée", a précisé le musicien de 41 ans, qui passe une grande partie de son temps entre deux continents. La loi turque réprime l'"insulte aux valeurs religieuses" de trois mois à un an de prison.

ATS