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Gina Haspel a été entendue par la commission sénatoriale du renseignement à Washington, chargée de valider sa candidature à la tête de la CIA.

KEYSTONE/AP/ALEX BRANDON

(sda-ats)

La CIA ne reprendra pas le programme d'interrogatoires poussés introduit après les attentats du 11-Septembre et assimilé à de la torture, a assuré mercredi au Congrès Gina Haspel. Donald Trump l'a choisie pour diriger l'agence américaine de renseignement.

Agé de 61 ans -celle qui a passé 33 ans au sein de l'agence basée à Langley (Virginie) et deviendrait la première femme à la diriger- a créé la polémique pour avoir dirigé pendant au moins une partie de l'année 2002 une prison secrète de la CIA en Thaïlande. Les détenus suspectés d'appartenir à Al-Qaïda y étaient fréquemment torturés.

"Je peux vous assurer de mon engagement personnel et sans réserve, que sous ma direction la CIA ne reprendra pas un tel programme de détention et d'interrogatoire", a-t-elle affirmé devant la commission sénatoriale du renseignement. Celle-ci est chargée de valider sa candidature.

Ces séances incluaient des simulacres de noyade ("waterboarding"), une technique illégale selon le code militaire mais qui figurait parmi celles "autorisées par les plus hautes autorités judiciaires et aussi par le président" George W. Bush. Elles ont été définitivement bannies par son successeur Barack Obama.

"La torture ne marche pas"

"Mon code moral est solide. Je ne permettrais pas à la CIA de poursuivre des activités que j'estimerais immorales, même si elles étaient techniquement légales", a-t-elle répondu à un sénateur qui lui demandait si elle obéirait à un ordre du président dans ce sens. Elle a toutefois défendu ce programme, assurant qu'il avait fourni "des informations de valeur" pour empêcher d'autres attentats.

Gina Haspel bénéficie du soutien de Donald Trump et d'une partie de la commission. M. Trump a affirmé être favorable à titre personnel à la torture, tout en conditionnant un éventuel changement de la loi à un avis de son ministre de la Défense, Jim Mattis, qui y est opposé. "Je pense que la torture ne marche pas", a souligné Mme Haspel, assurant qu'elle ne soutiendrait pas un changement de législation.

La décision de la commission pourrait être annoncée la semaine prochaine. Le Sénat, où les républicains disposent d'une courte majorité (51 contre 49), doit également se prononcer probablement d'ici fin mai.

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ATS