Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

A Genève, 73'000 élèves vont reprendre le chemin de l'école lundi. Les conditions d'encadrement sont maintenues, malgré une baisse du budget. Mais la cheffe du département met en garde: les économies dans la formation se paient plus tard.

"La marge de manoeuvre du Département de l'instruction publique est équivalente à zéro", a relevé mardi devant les médias la conseillère d'Etat Anne Emery-Torracinta. Pour mémoire, le DIP a déjà réduit son budget de 1%, conformément aux mesures annoncées par le gouvernement. S'y ajoutent 4,6 millions de francs de coupes sur la masse salariale votées en décembre par le Grand Conseil.

Tandis que le nombre d'élèves augmente au primaire (+694) et au secondaire II (+159), il baisse au cycle d'orientation (-65). Afin de préserver le nombre d'élèves par classes, le gouvernement a accepté de créer 18 nouveaux postes dans l'enseignement obligatoire et 38 dans le secondaire II. Ces postes doivent encore être validés par le Parlement.

Projets pilotes

Des moyens seront nécessaires pour mettre en oeuvre le nouvel article constitutionnel sur la formation obligatoire jusqu'à 18 ans. Actuellement, 82% à 90% des jeunes sortent avec un certificat leur permettant d'entrer sur le marché du travail ou de poursuivre une formation. Le DIP vise un taux de 95%, a fait savoir Mme Emery-Torracinta.

"Le décrochage scolaire est le résultat d'un long processus", a souligné la magistrate. A la rentrée, trois établissements primaires vont bénéficier d'équipes pluridisciplinaires (enseignant spécialisé, éducateur, psychologue, logopédiste, infirmier) pour accompagner les enseignants. Mais la pérennisation de ces projets pilotes en matière d'école inclusive dépendra du budget 2016.

ATS