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L'économie suisse a enregistré en 2014 une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 1,9%, selon la statistique des comptes nationaux. Une croissance liée principalement à la forte hausse des exportations. En 2013, la croissance était de 1,8%, selon l'OFS.

Compte tenu d'une baisse du niveau général des prix, le PIB à prix courants a augmenté de 1,2%, contre +1,7% en 2013, indique jeudi l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans de premières estimations. Le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), qui doit publier ses chiffres définitifs vendredi, avait dans un premier temps estimé la croissance du PIB à 2%.

Le commerce extérieur a fortement soutenu la croissance, responsable de plus de la moitié de la hausse du PIB.

Le solde de la balance des biens (sans or non monétaire) a augmenté de 10,4% l'an dernier, contribuant à accroître le PIB de 1,1%. Les exportations de biens ont été nettement plus dynamiques (+4,8%) que les importations (+1,3%). Les poids lourds du secteur que sont l'industrie pharmaceutique et l'horlogerie ont vu leurs ventes à l'étranger fortement progresser.

La finance marque le pas

Globalement, la hausse des exportations a soutenu l'industrie manufacturière qui renoue avec une croissance marquée (+2,4%).

Dans la construction, les investissements se sont poursuivis, entraînant une progression de la valeur ajoutée de la branche (+2,1%). En revanche, le secteur de production et distribution d'énergie et d'eau et de gestion des déchets voit sa valeur ajoutée chuter (-2,3%).

Le secteur tertiaire enregistre dans son ensemble une croissance similaire à celle du secondaire (+1,9%). A quelques exceptions près, les branches des services enregistrent une hausse de leur valeur ajoutée, en particulier la santé (+4,3%). Le secteur financier voit, lui, sa croissance nettement ralentir (+1,3%, contre 7,6% en 2013).

Consommation des ménages morose

Considérée jusqu'à il y a peu comme un moteur de la croissance helvétique, la demande intérieure finale ralentit pour la deuxième année de suite (+1,5%, contre +1,8% en 2013 et +2,7% en 2012). Une évolution qui traduit la détérioration du climat de consommation au deuxième trimestre de l'an dernier.

En conséquence, la consommation des ménages s'essouffle. La dépense finale des ménages et des institutions liées, qui représente environ 65% du PIB, ne progresse que de 1,3%, contre 2,2% en 2013. Le pessimisme de la population sur l'évolution future de la conjoncture et du chômage a certainement contribué à ce ralentissement, écrit l'OFS.

Le RNB recule

Le niveau du revenu national brut (RNB), qui mesure la somme des revenus, salaires et rémunérations perçus par les résidents helvétiques est exceptionnellement plus bas que celui du PIB. Il recule de 1,3% en 2014, conséquence d'un solde négatif de la balance des revenus avec l'étranger.

Par rapport à 2013, les revenus de la fortune versés à l'étranger ont progressé de 25,5% et les salaires attribuables aux frontaliers de 4,7%. Une tendance que la croissance des revenus reçus de l'étranger (+4,9%) n'est pas parvenue à compenser. En valeur absolue, le RNB s'élevait à 638,291 milliards de francs.

ATS