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Des affrontements entre manifestants ont fait des dizaines de blessés vendredi dans la 2e ville d'Egypte, Alexandrie, à la veille de la seconde phase du référendum sur le projet de Constitution. Ce dernier, contesté, provoque de fortes tensions depuis plusieurs semaines.

Islamistes partisans du "oui" et opposants prônant le "non" ont échangé des jets de pierres, amenant la police anti-émeutes à intervenir avec des tirs de gaz lacrymogènes pour les séparer. Soixante-deux personnes dont 12 policiers ont été blessées, selon le ministère de l'Intérieur.

Deux bus de la police ont été incendiés, selon le ministère, qui a aussi fait état de douze manifestants arrêtés. Comme Le Caire, Alexandrie a déjà voté samedi dernier pour ce référendum qui se tient à une semaine d'intervalle dans deux parties du pays. La cité méditerranéenne a voté pour le texte, la capitale se prononçant contre.

"Oui" probable

Le "oui" à la Constitution l'a globalement emporté par près de 57% des voix lors de cette première phase, selon des chiffres officieux, une avance qui fait présager une approbation du projet de Constitution à l'échelle nationale.

Le scrutin de samedi, principalement dans des zones rurales où les Frères musulmans et les salafistes sont fortement implantés, devrait en effet confirmer le résultat.

Le scrutin concernera samedi 17 gouvernorats, notamment les villes du canal de Suez (Port-Saïd, Ismaïliya, Suez), la cité touristique de Louxor (sud) ou encore Guizeh, qui englobe la périphérie ouest du Caire.

Fraudes

L'opposition estime que ce scrutin est d'ores et déjà entaché de nombreuses fraudes et irrégularités au profit du "oui". Une partie des magistrats, en conflit avec M. Morsi, refuse d'assurer la supervision du vote comme la loi le requiert.

Ce référendum se tient aussi dans un contexte de grave crise économique. Si la Constitution obtient les 50% des suffrages exprimés nécessaires à son adoption, des élections législatives auront lieu dans un délai de quelques semaines.

Mais les incertitudes politiques ont déjà provoqué l'ajournement d'une demande de prêt de 4,8 milliards de dollars auprès du Fonds monétaire international (FMI), et conduit M. Morsi à geler des hausses de taxes qui auraient pesé sur le climat social.

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ATS