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La police a procédé à quatre arrestations à Portland.

KEYSTONE/AP The Oregonian/DAVE KILLEN

(sda-ats)

La police anti-émeute s'est déployée massivement dimanche dans le centre de Portland, aux Etats-Unis, pour séparer des manifestants partisans et adversaires du président américain Donald Trump. Quatorze personnes ont été arrêtées.

Les rassemblements étaient organisés suite au meurtre, il y a une semaine, de deux passagers d'un train de banlieue, qui s'étaient interposés alors qu'un homme insultait deux adolescentes, l'une noire et l'autre voilée. L'agresseur s'est alors retourné contre eux et les a poignardés, selon le récit de plusieurs médias américains.

Donald Trump a condamné ces assassinats "inacceptables" et salué la mémoire des victimes qui ont "tenu tête à la haine et à l'intolérance". Mais ses partisans s'étaient donné rendez-vous dimanche à Portland pour défendre la "liberté de parole".

Quelques centaines de manifestants pro-Trump, scandant "USA, USA", ont convergé vers une place proche de la mairie, où les attendaient un nombre plus important de militants antifascistes qui les ont accueillis aux cris de "Nazis, go home".

Armes saisies

Des policiers se sont déployés entre les deux groupes pour empêcher les échauffourées de dégénérer. La police a annoncé avoir procédé à quatorze arrestations. Elle a diffusé sur Twitter des photographies d'armes saisies sur des manifestants, dont un couteau de chasse, des poings américains et des gourdins.

Elle a expliqué avoir répondu en fin de journée par des tirs de grenades lacrymogènes aux jets de pierres de manifestants, qui refusaient de se disperser.

Le maire de Portland, Ted Wheeler, avait demandé sans succès aux autorités fédérales d'interdire la manifestation pro-Trump pour éviter d'aggraver les tensions dans sa ville.

ATS

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