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La folle aventure de Monaco en Ligue des champions n'ira pas à son terme. En demi-finale aller, l'ASM a subi la loi d'une Juventus implacable, qui a gagné 2-0 grâce à un doublé d'Higuain (29e/59e).

L'attaquant argentin a fait parler son sens du but, à chaque fois sur un service de Dani Alves. L'ancien joueur de Barcelone a démontré que le club catalan avait sans doute commis une erreur en le laissant s'en aller. Et Higuain a rendu caduques les critiques selon lesquelles son rendement sur la scène européenne était inférieur à ce qu'il montre en Serie A.

Sauf séisme improbable, l'affiche de la finale de Ligue du 3 juin à Cardiff est donc connue: après le Real Madrid qui a enlevé ses illusions à son voisin Atletico mardi (3-0), la Juventus en a fait de même en Principauté. On ne voit pas comment Monaco pourrait rétablir une situation compromise lors du retour à Turin face à un tel adversaire.

Autre calibre

La Juventus, c'est effectivement un tout autre calibre que Manchester City ou Borussia Dortmund, les précédentes victimes des Monégasques contre lesquelles ils avaient marqué trois fois tant à l'aller qu'au retour. La formation turinoise se base sur une expérience énorme, une science tactique très élaborée et un collectif très bien huilé. La solidité défensive des bianconeri n'est plus à démontrer, et elle peut être dangereuse à tout instant, sur contre ou sur balle arrêtée.

Monaco et son attaque de feu allaient-ils pouvoir briser le coffre-fort turinois? Les experts penchaient plutôt pour une réponse négative, malgré les qualités évidentes des éléments offensifs de l'ASM. Les faits allaient leur donner raison. Et pour la première fois de la saison lorsqu'ils ont débuté en attaque simultanément, ni Mbappé ni Falcao n'ont marqué...

Maîtrise

Monaco a entamé la rencontre avec nervosité, voire avec trop de respect pour son adversaire. La Juventus (Stephan Lichtsteiner sur le banc) pouvait assez tranquillement tisser sa toile et s'assurer la maîtrise du milieu, et donc du jeu. La BBC (Bonucci - Barzagli - Chiellini), sa fameuse défense à trois, démontrait sa solidité coutumière. Sur le flanc droit, les montées de Dani Alves posaient moult problèmes aux leaders de Ligue 1.

Monaco, asphyxié ou plutôt anesthésié, n'avait que de rares réactions. Les hommes de Jardim peinaient à lancer leurs attaques rapides habituelles, tant leurs adversaires parvenaient bien à casser les lignes de passes.

Néanmoins, sur la première occasion, une reprise de Mbappé après un centre de Dirar forçait Buffon à une parade décisive (16e). Pour son 100e match de Ligue des champions, le vétéran italien prouvait - si besoin était - qu'il reste l'un des meilleurs à son poste.

Réalisme

Le réalisme constitue aussi l'une des forces de la Juve. Elle ouvrait ainsi le score sur sa première véritable occasion. Décalé côté droit après un contre fulgurant, Alves servait d'une subtile talonnade Higuain, qui ne manquait pas la cible (29e).

Le même duo récidivait peu avant l'heure de jeu. Higuain trouvait le moyen de se démarquer intelligemment pour transformer l'offrande de son coéquipier. Comme toujours quand elle affronte un club français en matches aller et retour, la Juventus va donc avoir le dessus. Elle n'a encaissé que deux buts cette saison en Ligue des champions, et aucun dans la phase à élimination directe...

ATS

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