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Un hommage aux victimes de l'opération Tempête a été rendu en août, 21 ans après cette offensive militaire, non loin de Belgrade (photo symbolique).

KEYSTONE/AP/DARKO VOJINOVIC

(sda-ats)

La Yougoslavie a disparu il y a 25 ans dans une série de conflits. Mais, dans les Etats issus de l'ex-fédération communiste, les écoliers et leurs professeurs ont hérité de livres d'histoire qui déforment la réalité de cet épisode sanglant.

Le démantèlement de la Yougoslavie "n'occupe que quelques pages (dans les livres), il est impossible d'apprendre ce qui c'est réellement passé", constate Andjela, 18 ans, qui vient tout juste d'achever son éducation secondaire à Belgrade.

Après en avoir parlé à ses camarades à Zagreb et Sarajevo, Andjela a conclu qu'aucun d'entre eux n'a eu droit "à la totalité de l'histoire (...) nous avons tout eu droit à une moitié". Chaque Etat issu de l'ex-Yougoslavie présente sa propre version du passé.

Née de la Seconde guerre mondiale, la Yougoslavie communiste vacille après le décès de son leader incontesté Josip Broz dit "Tito". En 1991, la proclamation de leur indépendance par deux de ses six républiques, la Slovénie et la Croatie a sonné le glas de la fédération. Il s'ensuit une série de conflits sanglants qui ont fait 130'000 morts alors que des millions de personnes ont été chassées de leurs foyers.

Selon l'endroit

Aujourd'hui, la manière d'expliquer ces événements dépend largement de l'endroit de l'ex-fédération où vit l'écolier comme, par exemple, l'opération Tempête, une bataille décisive de la guerre en Croatie.

En août 1995, une offensive victorieuse des forces croates leur permet de reconquérir des territoires tenus par des sécessionnistes serbes. Des centaines de civils, des Serbes de Croatie sont tués et plus de 200'000 Serbes fuient la Croatie.

En Croatie, on enseigne aux jeunes qu'il s'agit d'une opération "de libération de territoires occupés" par les Serbes, alors qu'en Serbie les livres d'histoire évoquent "un nettoyage ethnique planifié", raconte Andjela.

Positions irréconciliables

Hrvoje, professeur d'histoire à l'université de Zagreb, n'imagine même pas un débat dans les écoles sur cette opération et l'exode des Serbes. "Les livres d'histoire n'encouragent pas de tels débats", dit-il.

Dubravka, de l'université de Belgrade, estime que cette approche produit auprès des jeunes générations "des positions rigides et irréconciliables". "Les livres d'histoire contiennent ces mêmes arguments qui ont provoqué les guerres", dit-elle.

En Bosnie, pays resté ethniquement divisé après le conflit de 1992-95 entre Serbes, Croates et Musulmans, la situation est encore plus complexe. Les livres d'histoire ne font que refléter ces divisions, assurent les enseignants et les académiciens.

Responsabilités

"En dépit des efforts, nous avons toujours des interprétations différentes" des événements, remarque Elmira, professeur d'histoire à Sarajevo.

Les livres d'histoire "font l'impasse sur certains épisodes importants et insistent sur d'autres qui embellissent leurs histoires nationales", a écrit Vera Katz de l'université de Sarajevo dans le journal Justice de transition.

Et, dans chacune des ex-républiques yougoslaves, la responsabilité de l'effondrement de l'ex-Etat est rejetée sur les autres.

En Serbie, ont apprend que la Yougoslavie a disparu "en raison de l'opposition, de la Slovénie et de la Croatie principalement, au droit de la Serbie d'être égale aux autres républiques".

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ATS