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A l'offensive depuis ses voeux de la Saint-Sylvestre, François Hollande a "assumé" lundi sur France Inter l'échec de sa politique de lutte contre le chômage. Il a ensuite fait valoir les réformes d'ores et déjà engagées pour réveiller l'espoir d'une sortie de crise.

Lancé dans une tentative de reconquête de l'opinion à l'aube d'une année électorale décisive (départementales en mars et régionales en fin d'année), le chef de l'Etat a été pendant deux heures l'invité de la radio publique. Il a rapidement concédé que, face à la hausse du chômage qui a atteint un nouveau record en fin d'année, "il y a une responsabilité, celle que j'assume".

"Je suis président de la République, je ne vais pas dire: 'c'est la faute de l'étranger, de la crise'", a-t-il insisté. Il s'est toutefois défendu de se limiter à "un traitement social du chômage", affirmant mener les réformes nécessaires pour "créer durablement de l'emploi" et se disant prêt à prendre "tous les risques" pour parvenir à ses fins.

Chantiers en cours

Sans annoncer de nouvelles initiatives, il a égrené la liste des chantiers en cours. Il a notamment mis en avant le pacte de responsabilité, synonyme de baisse massive des prélèvements sur les entreprises ainsi que la loi d'activité et de croissance dite "loi Macron", qui regroupe des initiatives hétéroclites allant des voyages en bus au travail du dimanche en passant par les tarifs des notaires.

"Je changerai tout ce qui bloque, empêche, freine et nuit à l'égalité et au progrès", a-t-il ainsi proclamé, ostensiblement offensif. Pour le président, le salut réside dans la croissance, seule à même de faire reculer durablement le chômage. "Je ferai tout pour que la croissance soit la plus haute possible, pour que nous ayons plus de 1% de croissance", la prévision du gouvernement pour 2015, a-t-il lancé.

A l'adresse des classes moyennes, cibles privilégiées des hausses d'impôts, le chef de l'Etat a réaffirmé son "engagement (...) de ne pas créer de nouveaux impôts à partir de 2015". Il a évoqué du bout des lèvres une possible "baisse des prélèvements" en 2016 et 2017 si la croissance était au rendez-vous.

Réduire les déficits

Quant à la politique de réduction des déficits publics qui ont encore dérapé cette année, conduisant le gouvernement à repousser de deux ans, à 2017, l'objectif d'un retour à 3% du PIB, elle sera poursuivie sans fléchir, a-t-il assuré. "Si la croissance est un peu supérieure" en 2015 à la prévision officielle de 1%, "cela ira à la réduction des déficits", a ainsi affirmé le chef de l'Etat.

Interrogé sur 2017, le chef de l'Etat a botté en touche en affirmant qu'il ne se préoccupait pas "pour l'instant" de cette échéance ni des éventuelles primaires. Il a observé, un rien fataliste, que l'on jugera à la fin de son quinquennat s'il avait pris ou non "le bon chemin" pour redresser la France.

Rencontre avec Merkel

Au chapitre international, François Hollande s'est voulu également à l'offensive, annonçant une rencontre impromptue avec la chancelière allemande Angela Merkel dimanche à Strasbourg pour "parler de l'avenir de l'Europe" alors que Bruxelles travaille d'arrache-pied à la mise en oeuvre du plan Juncker qui prévoit 315 milliards d'euros d'investissement en Europe en trois ans.

Il s'est cependant démarqué des avertissements venus d'Allemagne concernant la Grèce, déclarant que les Grecs sont libres de décider souverainement de leur appartenance à la zone euro au travers des élections qui auront lieu le 25 janvier dans le pays. Il relève toutefois que les Grecs doivent respecter leurs engagements.

Réactions mitigées

Interrogé sur 2017, le chef de l'Etat a assuré ne pas se préoccuper "pour l'instant" d'une éventuelle candidature à un nouveau mandat. Il sera temps de juger à la fin du quinquennat s'il a pris ou non "le bon chemin" pour redresser la France, a-t-il observé.

Verdict de Jean-Christophe Cambadélis, numéro un du PS: François Hollande est "un très bon socialiste". Les écologistes d'EELV ont salué "l'évolution" du président vers les questions environnementales. Pour le PCF et le Parti de gauche, en revanche, M. Hollande persiste dans l'erreur d'une politique qui a "échoué".

A droite, Alain Juppé a concédé que le chef de l'Etat était "dans son rôle" en professant "l'optimisme" mais a jugé que la France était "dans un marasme profond" faute de réformes nécessaires. Quant au Front National, il a estimé que M. Hollande se contente de gérer "la décadence économique, sociale et morale de la France."

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ATS