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François Hollande a appelé jeudi à ne pas céder à "l'indifférence" ou à "l'habitude" face aux "dérives" racistes. Cet appel intervient alors que les déclarations litigieuses sont de plus en plus fréquentes dans l'arène politique et médiatique française.

Le chef de l'Etat s'est rendu jeudi avec la directrice générale de l'Unesco Irina Bokova au camp des Milles, près d'Aix-en-Provence. Ce site fut pendant la Seconde guerre mondiale un camp d'internement d'où 2000 juifs furent déportés vers Auschwitz. Il abrite désormais un Mémorial consacré à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme.

A cette occasion, M. Hollande a dénoncé "l'intolérance qui conduit à la discrimination, l'ignorance qui nourrit la haine, l'indifférence qui tolère ces dérives". Il a cité l'écrivain Charles Péguy pour qui "il y a plus grave que d'avoir une âme perverse, c'est d'avoir une âme habituée".

"Ce qui s'est produit ici, c'est le résultat d'une lente dérive, d'un mouvement qui a vu toutes les digues démocratiques sauter les unes après les autres", a-t-il poursuivi.

La République comme rempart

La première de ces "dérives" fut, selon lui, "celle des mots. Dans les années 30, il était devenu acceptable, presque banal, de tenir pour méprisable ou haïssable celui qui était différent. Acceptable qu'à longueur d'articles et de pamphlets, on insulte et on rabaisse les juifs et les étrangers", a rappelé M. Hollande.

Le seul rempart est la "République" qui "ne connaît pas de races ni de couleurs de peau", mais seulement "des citoyens libres et égaux en droit". "Ce principe n'est pas négociable et ne le sera jamais", a-t-il ajouté en référence aux propos polémiques de Nadine Morano.

Dérives de la droite

L'eurodéputée avait assuré que la France est "un pays judéo-chrétien de race blanche", ce qui lui a valu d'être privée de l'investiture du parti Les Républicains (LR) pour les régionales de décembre. Mais, pour nombre d'observateurs, elle incarne une dérive de son parti, dont certains représentants se livrent à une surenchère populaire dans l'espoir de juguler la poussée du Front national (FN).

Nicolas Sarkozy, président de LR, avait ainsi comparé cet été l'afflux de migrants vers l'Europe à "une canalisation qui se déverse". Le député-maire de Nice Christian Estrosi a pour sa part brandi la menace d'une "cinquième colonne" islamiste.

Dans ce contexte, François Hollande a annoncé avoir demandé à sa ministre de la justice Christiane Taubira "de préparer d'ici la fin de l'année un texte réformant le code pénal pour faire de toute inspiration raciste ou antisémite une circonstance aggravante pour une infraction, quelle qu'elle soit et quel qu'en soit l'auteur".

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ATS