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Quelques centaines de manifestants étaient rassemblés devant l'Assemblée nationale en début d'après-midi. Ils se disaient déterminés à aller jusqu'au bout.

/AP/FRANCOIS MORI

(sda-ats)

François Hollande a mis son poids dans la balance, mardi, à quelques heures du début de l'examen par les députés de la loi sur le travail. Il espère éviter de recourir à l'article 49-3 de la Constitution, seule issue en cas d'absence de majorité.

Selon les comptes du rapporteur de ce texte très contesté à droite comme à gauche, le député socialiste Christophe Sirugue, il manque à ce stade une quarantaine de voix au gouvernement.

Le groupe Les Républicains (LR) a annoncé pour sa part son intention de défendre d'entrée une motion de rejet, puis, si elle n'est pas adoptée, une motion de renvoi en commission. L'adoption de l'une ou l'autre suspendrait l'examen du texte.

Le chef de l'Etat a profité d'une intervention lors d'un colloque de la Fondation Jean Jaurès sur la gauche et le pouvoir pour défendre une nouvelle fois ce projet de loi porté par la ministre du Travail, Myriam El Khomri.

Ce texte est un "compromis dynamique et juste", a-t-il déclaré. "C'est un texte de progrès qui a trouvé plus que son équilibre, plus que le sens qui, un moment, a pu lui manquer." "Cette loi, si elle est votée, va changer profondément, modifier durablement les rapports sociaux dans les entreprises", a ajouté François Hollande.

Le gouvernement a refusé jusqu'ici d'envisager le recours à la procédure du 49-3, qui lui permettrait de faire adopter le texte sans vote en engageant sa responsabilité, ce qui serait coûteux en termes d'image à un an de l'élection présidentielle.

Des centaines de manifestants

En fin de matinée, des centaines d'opposants à la loi étaient rassemblés devant l'Assemblée nationale, à l'appel de l'intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires-Unef-UNL-Fid. Ils ont demandé aux députés de "prendre leurs responsabilités" au premier jour de l'examen du texte, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Force ouvrière, qui dénonce une "inversion de la hiérarchie des normes", est "toujours sur le retrait" du texte, mais "s'ils changent tout, on verra", a a déclaré Jean-Claude Mailly (FO). "On ira jusqu'au bout!", a lancé, de son côté, Philippe Martinez (CGT) à la tribune.

Le leader cégétiste, dont "la détermination est la même qu'au premier jour", a proposé "de remettre les compteurs à zéro, de retirer cette mauvaise loi, afin de discuter pour qu'il y ait un vrai dialogue social en entreprise et pas la loi de la jungle".

ATS