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Les représentants des différentes religions de France ont affiché leur unité dans la cour de l'Elysée.

KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON

(sda-ats)

Les représentants des religions de France ont montré mercredi leur unité, cruciale selon eux pour vaincre l'Etat islamique, au lendemain de l'assassinat d'un prêtre. François Hollande tentait, lui, de maintenir l'unité du pays face au risque de tensions religieuses.

Les représentants des différentes religions ont demandé au chef de l'Etat une sécurité renforcée des lieux de culte. Le président de la Conférence des représentants des cultes François Clavairoly a toutefois jugé "inconcevable et infaisable" de protéger tous les lieux de culte, après une réunion à l'Elysée avec M. Hollande, Manuel Valls et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

L'unité, a poursuivi François Clavairoly, est "la condition de la victoire contre Daech". Pour le dirigeant protestant, l'EI "désire jouer avec la démocratie et la vaincre et Daech perdra, cela nous a été assuré et cela nous le croyons".

"Une même famille"

Un message relayé par l'archevêque de Paris André Vingt-Trois. "Nous ne pouvons pas nous laisser entraîner dans le jeu politique de Daech qui veut dresser les uns contre les autres les enfants d'une même famille", a-t-il dit.

Le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a quant à lui condamné "ce sacrilège blasphématoire, contraire à tout l'enseignement de notre religion" et dit "la sidération" et le rejet de ce crime par tous les musulmans de France.

Dès mardi soir, le premier ministre Manuel Valls avait estimé que l'objectif de l'EI est de "jeter les Français les uns contre les autres, s'attaquer à une religion pour provoquer une guerre de religions". François Hollande avait exhorté quant à lui les Français à ne pas se diviser.

Le président de la République a également réuni mercredi un Conseil de sécurité et de défense pour étudier d'éventuelles nouvelles mesures de protection des lieux de culte.

Risque de radicalisation des catholiques

La presse a demandé des "actes" au gouvernement et aux Français de "faire bloc" alors que les attentats se multiplient depuis 18 mois. Mardi, deux assaillants ont égorgé un prêtre de 86 ans dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, banlieue ouvrière de Rouen, avant d'être abattus par la police.

"Le vrai risque, c'est une radicalisation d'une partie de l'opinion catholique, dont une part non négligeable déjà vote Front national" (FN), juge l'historien des religions Odon Vallet.

"Désormais, il pourrait y avoir une opinion catholique, non pas unanime, mais assez importante qui demande des actes plus forts à l'égard de l'islamisme violent, avec le risque de s'en prendre à la communauté musulmane. Et c'est ce que cherche Daech: diviser et dresser musulmans contre catholiques".

Sarkozy à l'offensive

Mais sur le terrain politique, où la tension monte à l'approche de la présidentielle de 2017, la polémique enclenchée au lendemain de l'attentat de Nice le 14 juillet a déjà rebondi: la droite et l'extrême droite mettent chacune en cause l'efficacité de la politique antiterroriste du gouvernement.

Le seul djihadiste identifié à ce jour était déjà inculpé pour avoir tenté à deux reprises, en 2015, de se rendre en Syrie. Il était assigné à résidence avec un bracelet électronique depuis mars, après une dizaine de mois en prison. La police cherche toujours à identifier le deuxième assaillant.

Dans un entretien au Monde, Nicolas Sarkozy a de nouveau plaidé mercredi pour "un autre degré de riposte". Le chef du parti Les Républicains (LR) a jugé que la gauche était "tétanisée" par les attentats. "Tous ses repères se sont évanouis et elle s'est accrochée à un discours qui ne correspond plus à la réalité", a-t-il accusé.

Tout en défendant son action, Bernard Cazeneuve a rejeté l'idée d'une mise en rétention des personnes fichées pour radicalisation, comme l'exige la droite: "c'est anticonstitutionnel" et par ailleurs "ce serait totalement inefficace".

M. Hollande a lui-même affirmé mardi que "restreindre nos libertés, déroger à nos règles constitutionnelles, n'apporterait pas d'efficacité à la lutte contre le terrorisme", en dénonçant "les surenchères, les polémiques, les amalgames et les suspicions".

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ATS