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Des manifestants anti-FPÖ vendredi soir dans les rues de Vienne

KEYSTONE/APA/HANS PUNZ

(sda-ats)

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a rappelé samedi la "responsabilité historique" de son pays dans le génocide des juifs en 1939-1945. Il s'exprimait lors de la Journée internationale à la mémoire des victimes de la Shoah. Alain Berset s'est fendu d'un message.

"Les Autrichiens ont été des acteurs et ont été associés aux crimes atroces de la Shoah", a tweeté samedi le nouveau chancelier, qui s'est allié au parti populiste FPÖ. "Nous portons une responsabilité historique particulière, que le nouveau gouvernement reconnaît clairement", a-t-il poursuivi.

Son rappel intervient alors que l'Autriche, annexée par le Troisième Reich en mars 1938, s'est longtemps considérée comme la "première victime du nazisme". En réalité, le pays avait accueilli avec enthousiasme l'Anschluss (annexion) d'Adolf Hitler, Autrichien de naissance, et avait été pleinement intégré à l'appareil répressif nazi.

Les propos de M. Kurz s'inscrivent dans un contexte de multiplication des incidents en lien avec l'antisémitisme et le nazisme en Autriche. Le parquet a ainsi mis en examen cette semaine quatre membres d'une corporation pangermaniste après la révélation de l'existence d'un corpus de chants nazis au sein d'une cellule locale.

Un de ces chants comporte la strophe "mettez les gaz, vieux Germains, ont peut arriver au septième million", allusion claire aux six millions de juifs assassinés, pour la plupart dans les camps.

Coalition exclue

La révélation de l'existence de ce livre de chant a provoqué une vague d'indignation dans le pays, d'autant plus vive que la cellule concernée compte parmi ses dirigeants la tête de liste FPÖ à un scrutin régional prévu ce dimanche en Basse-Autriche, Udo Landbauer.

Le président de la République Alexander Van der Bellen a appelé samedi M. Landbauer à retirer sa candidature, jugeant inacceptable le fait de "tourner en ridicule la gazage de millions de juifs à Auschwitz".

Udo Landbauer, 31 ans, a toutefois exclu tout retrait, assurant n'avoir "pas été au courant" de l'existence de ce livre de chants. La dirigeante sortante de Basse-Autriche Johanna Mikl-Leitner (ÖVP), large favorite du scrutin, a pour sa part annoncé qu'elle excluait toute coalition avec lui, dénonçant toute approche "insouciante de l'antisémitisme et de notre histoire".

Indignation et manifestation

Le vice-chancelier autrichien Heinz-Christian Strache, patron du FPÖ et lui-même membre d'une corporation pangermaniste, a condamné vendredi "toute forme d'antisémitisme". Il a fait cette déclaration à l'ouverture du Bal des corporation à Vienne, rendez-vous prisé des figures de l'extrême droite européennes.

Quelque 8000 manifestants selon la police ont défilé à Vienne, sans incident notable, pour protester contre la tenue de ce bal et dénoncer la présence du FPÖ au gouvernement autrichien.

A noter que la communauté juive d'Autriche a boycotté la cérémonie officielle de commémoration au parlement, ne souhaitant pas rencontrer des dirigeants du FPÖ.

Commissaire à l'antisémitisme

Outre-Rhin, la chancelière Angela Merkel a dénoncé la résurgence de l'antisémitisme en Allemagne, qualifiant de "honte" la nécessité de continuer à faire protéger les bâtiments juifs (écoles, jardins d'enfants, synagogues). Il reste plus que jamais nécessaire de se souvenir des millions de victimes de la Shoah car "l'antisémitisme, le racisme et la haine de l'autre sont davantage d'actualité que cela n'a été le cas dans le passé", a-t-elle déclaré dans son podcast hebdomadaire.

Mme Merkel a aussi réaffirmé son soutien à la création d'un poste spécifique de commissaire à l'antisémitisme dans le prochain gouvernement, si son parti conservateur (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates (SPD) parviennent à s'entendre sur un accord de coalition définitif.

Sensibiliser les jeunes

Alain Berset a également délivré samedi un message à l'occasion de la Journée de l'Holocauste. "En 2018 aussi, nul ne peut légitimement considérer qu'une réflexion sur l'Holocauste est dépassée", a notamment écrit dans un communiqué le président de la Confédération.

"La Suisse 's'engage à perpétuer la mémoire des victimes du nazisme", a-t-il ajouté. "Le combat pour que chacun se sente chez soi dans le monde commence par la sensibilisation des jeunes générations", a conclu le chef du Département fédéral de l'interieur (DFI).

La Suisse préside jusqu'à mars l'Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste (IHRA), qui regroupe au total 31 pays.

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ATS