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Les faits remontent au 11 mai 2013, quand un ressortissant italien d'origine kosovare, âgé de 36 ans, avait été tué par balle devant le garage de sa maison à Frasses (archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Le procès en appel des deux hommes accusés de l'homicide de Frasses (FR) s'est poursuivi lundi au Tribunal cantonal de Fribourg. La défense a demandé la révision du jugement de 1ère instance, tandis que le Ministère public a maintenu sa version des faits.

Les deux trentenaires, originaires respectivement de Macédoine et du Kosovo, avaient été condamnés début 2016 en première instance à la prison à vie pour assassinat. Une peine assortie de 220'000 francs d'indemnités pour tort moral.

Niant toute implication dans le drame, avaient été condamnés sur la base d'un faisceau d'indices, dont des traces d'ADN. Ils avaient tous deux fait appel.

Depuis, l'homme originaire du Kosovo s'est évadé de la Prison centrale à Fribourg, avec l'aide de complices. Il n'a toujours pas été retrouvé. Son ancien ami est lui toujours détenu et est le seul à comparaître devant la Cour.

Révision du jugement demandée

Lors de l'audience de lundi à la Cour d'appel pénal du Tribunal cantonal, consacrée aux réquisitoires, les avocats de la défense ont demandé une révision du jugement de première instance. Les défenseurs du Macédonien ont notamment dénoncé un premier procès mené à charge, avec des interprétations orientées, faisant de leur client "un coupable par défaut".

Celui-ci affirme être étranger au crime de Frasses, auquel il ne serait qu'indirectement lié de par sa connaissance du second accusé. Il reconnaît uniquement avoir joué un rôle d'intermédiaire dans une vente d'armes et hébergé le soir du drame son ancien ami et un troisième individu.

Ce dernier, assassiné en octobre 2013 au Kosovo, avait été mis en cause par l'accusé lors de nouvelles révélations en mars 2017, partagées quelques jours plus tard par son ancien ami. Il reconnaît avoir préalablement menti et avoir tu ce nom, par crainte de représailles d'une part, mais aussi de par sa certitude de ne pas être reconnu coupable en première instance.

Acquittement demandé

Ses défenseurs laissent à la Cour libre interprétation pour une condamnation quant à une entrave à l'action pénale, mais demandent l'acquittement pour les charges d'assassinat et de complicité. En effet, rien dans le dossier ne permet de prouver qu'il était à Frasses le soir du drame et qu'il aurait tiré sur la victime, estiment-ils.

Devant le tribunal, ils ont systématiquement passé en revue les éléments à charge, en cherchant à démontrer qu'aucun d'entre eux n'est suffisamment solide pour inculper leur client, qui doit dans le pire des cas profiter du bénéfice du doute. Ils ont notamment pointé du doigt l'absence totale de mobile, ainsi que des problèmes de concordance avec deux témoignages quant à la taille des suspects du meurtre.

L'avocat du fugitif, qu'il représente en son absence, a déclaré que son client admettait avoir participé à l'acquisition d'armes, fait office de chauffeur de manière contrainte et aidé à la fuite de l'auteur du crime. Il réfute toutefois avoir commis le crime. Il demande donc une condamnation pour complicité de meurtre, comprenant une peine nettement atténuée.

Des doutes

Par la voix du procureur Fabien Gasser, le Ministère public a lui maintenu sa version des faits, relevant notamment les mensonges systématiques des prévenus dans cette affaire. Il conclut principalement à la confirmation du jugement de première instance.

Selon lui, la culpabilité de l'homme d'origine kosovare ne fait aucun doute. Dans le cas du second individu, il se dit certain de sa lourde implication, relevant notamment que celui-ci était au courant des projets d'assassinat, qu'il se trouvait avec son complice à Frasses et qu'il a fourni les armes.

Il reconnaît toutefois ne pas pouvoir être entièrement sûr qu'il a bel et bien tiré sur la victime. Il conclut donc subsidiairement à une admission partielle du recours, proposant dans ce cas - qui relèverait de la complicité d'assassinat - une peine privative de liberté de 12 ans.

Les parties civiles souhaitent pour leur part le maintien du jugement de première instance. Le verdict sera rendu mercredi.

Tué par balles

Pour mémoire, les faits remontent au 11 mai 2013, quand un ressortissant italien d'origine kosovare, âgé de 36 ans, avait été tué par balle devant le garage de sa maison à Frasses, alors qu'il venait de rentrer en voiture avec son épouse et ses quatre enfants.

Le crime commis était une vengeance dans le cadre d'un long conflit sanglant entre des familles suspectées de trafic de stupéfiants, qui a fait de nombreuses victimes au Kosovo, dont plusieurs enfants. L'un des deux condamnés en première instance, proche de l'une des familles, a perdu son frère en 2003 dans le cadre de ce conflit.

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