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Hommage à la Société suisse de gravure pour ses cent ans

A Genève, le Cabinet d'arts graphiques propose dès vendredi et jusqu'au 3 février l'exposition "Exclusivement Contemporain" à l'occasion des 100 ans de la Société suisse de gravure.

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Le Cabinet d'arts graphiques à Genève célèbre les 100 ans de la Société suisse de gravure. L'exposition "Exclusivement contemporain" met en exergue la richesse de ses éditions, de la première planche d'Edouard Vallet (1918) à une lithographie de Wade Guyton (2017).

Fondée à Zurich en septembre 1917, la Société suisse de gravure (Schweizerische Graphische Gesellschaft ou SGG) a été active à partir de 1918, a déclaré jeudi devant la presse son président Christian Rümelin, conservateur en chef du Cabinet d'arts graphiques du Musée d'art et d'histoire. Son objectif: promouvoir la production d'estampes chez les artistes contemporains suisses.

Quelques principes de base fixés à l'époque n'ont toujours pas changé, a expliqué M. Rümelin. La SGG fait le choix d'éditer chaque année 125 exemplaires d'une ou de plusieurs oeuvres (des planches gravées, des multiples ou des portfolios) qu'elle distribue à ses 125 membres. Ces derniers n'ont pas le droit de les vendre, afin de ne pas entrer dans une optique de spéculation.

Panorama inégalable

Jusqu'à présent, la SGG a édité 255 oeuvres de 220 artistes reconnus sur le plan national et international et couvrant tous les mouvements. Le Cabinet d'arts graphiques présente quelque 150 pièces représentatives du travail d'une septantaine d'entre eux.

L'exposition se compose de quatre sections, consacrées aux figures humaines, à la photographie et l'estampe, aux lignes, aplats et variantes et enfin à l'espace. L'accrochage fournit ainsi un panorama inégalable de la production graphique et des tendances artistiques en Suisse aux 20e et 21e siècles.

Liens avec la Suisse

Initialement limitée aux artistes suisses, la SGG s'est ouverte depuis les années 20 à des créateurs qui avaient des liens étroits avec la Suisse, a raconté le conservateur. Et de citer Ernst Ludwig (1927), Paul Klee (1929) ou Emil Nolde (1935).

Depuis les années 1990, les commandes auprès d'artistes étrangers se sont multipliées, comme en témoignent les oeuvres d'Eduardo Chillida, Roni Horn, Rosemarie Trockel ou Katharina Fritsch. En parallèle, la société poursuit activement son engagement envers des artistes suisses comme John M. Armleder (1986), Markus Raetz (1991), Philippe Decrauzat (2010) ou encore Claudia Comte (2015).

Autres champs

Depuis quelques années, la SGG a accepté de s'ouvrir à des champs autres que la gravure classique et correspondant à la pratique artistique actuelle: un multiple, des livres d'artiste, des objets, à l'instar de la cymbale en cuivre créée par Vincent Kohler, a illustré le président.

La Société met également l'accent sur les jeunes et les femmes, avec cette année deux femmes lauréates, Sandrine Pelletier et Franziska Furter. La SGG souhaite également favoriser les artistes tessinois qui ne sont pas suffisamment représentés auprès d'elle.

Intérêts romands

A l'exemple d'autres musées helvétiques, le Musée d'art et d'histoire de Genève est l'un des membres fondateurs de la SGG, même s'il a renoncé à en faire partie entre 1923 et 1940. "C'est dommage, car il a manqué une période fort intéressante", a souligné le conservateur. L'institution a cependant souvent joué un rôle important, notamment pour la défense des intérêts romands.

L'exposition présentée au cabinet des estampes est la cinquième à célébrer les 100 ans de la SGG cette année. Des hommages ont eu lieu à Zurich, au Locle (NE), à Granges (SO) et à Bellinzone. Chaque commissaire a pu mettre en avant ce qu'il souhaitait, a noté M. Rümelin.

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