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Un incendie a fait au moins 357 morts dans la nuit de mardi à mercredi dans une prison du Honduras, a annoncé le ministère de la justice. Les victimes sont pour la plupart des détenus pris au piège dans leurs cellules. Selon les autorités, il ne s'agit pas d'une mutinerie.

Le drame s'est produit dans la prison de Comayagua, ville située à 75 km au nord-ouest de la capitale Tegucigalpa. "Nous avons deux hypothèses: l'une, c'est qu'un prisonnier aurait mis le feu à un matelas, l'autre, c'est qu'il s'agirait d'un court-circuit électrique", a déclaré le directeur des Centres pénitentiaires du pays.

La gouverneure du département de Comayagua, Paola Castro, ancienne travailleuse sociale dans cette prison, a raconté avoir reçu au cours de la nuit un appel d'un prisonnier qui affirmait qu'un co-détenu avait menacé de mettre le feu à sa cellule.

Selon les radios locales, le total des morts et des disparus atteint 402, soit près de la moitié de la population de la prison. "On entendait les gens hurler, on a dû défoncer le toit pour pouvoir sortir", a raconté un détenu.

Prison surpeuplée

"Ils sont morts embrasés, ils se jetaient dans les douches et les éviers", a raconté un autre survivant à des médias locaux. Des photos prises sur les lieux montrent des corps carbonisés allongés pêle-mêle dans les couloirs des bâtiments ravagés par les flammes.

Au petit matin, le périmètre était cerné par l'armée et la police, mais des proches de détenus, à la recherche d'informations, ont pris à partie les forces de l'ordre, qui ont été la cible de jets de pierres.

Un mouvement de foule, après la lecture par un officiel de la liste des survivants, a conduit un groupe d'environ 300 hommes, femmes et enfants à forcer les grilles de cette ferme pénitentiaire pour y pénétrer. Les forces de l'ordre ont ramené le calme en tirant des coups de feu en l'air et en lançant des gaz lacrymogènes.

L'établissement abritait plus de 850 détenus, bien au-dessus de sa capacité d'accueil. Cette situation est commune à de nombreux établissements pénitentiaires dans le pays, comme ailleurs en Amérique latine.

ATS