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Des dizaines de milliers de personnes ont défilé mercredi à Hong Kong pour réclamer l'instauration du suffrage universel à l'occasion du 18e anniversaire de la rétrocession du territoire à la Chine. L'an dernier, une foule record de 510'000 personnes avait manifesté.

Les manifestants étaient alors galvanisés par le refus de Pékin de laisser les Hongkongais librement choisir leur prochain chef de l'exécutif en 2017. Le mouvement avait culminé à l'automne avec l'occupation deux mois durant de grands axes de circulation qui a fortement perturbé le fonctionnement de la ville avant l'intervention de la police.

Elan retombé

Les partis et associations pro démocratie n'ont jamais vraiment réussi depuis à remobiliser leurs troupes. "L'élan populaire n'est plus le même", reconnaît Johnson Yeung du Civil Human Rights Front, qui organise le défilé.

Une réforme présentée par le gouvernement prévoyait bien de faire voter tous les Hongkongais majeurs alors que le chef du gouvernement local est actuellement désigné par un collège de grands électeurs loyal à Pékin.

Mais le Parti communiste chinois (PCC) se réservait le contrôle du processus puisque seuls deux ou trois candidats adoubés par un comité aux ordres auraient été autorisés à se présenter.

Exemple grec invoqué

Les députés pro démocratie ont fait échec début juin au vote de la réforme par le Conseil législatif, le Parlement de Hong Kong.

Lors d'une cérémonie marquant le retour de Hong Kong dans le giron chinois le 1er juillet 1997, le chef de l'exécutif Leung Chun-ying a déploré l'attitude des parlementaires. Il a également fait une allusion à la crise grecque pour railler l'idéal démocratique.

"Comme le montre l'expérience de certaines démocraties européennes, les systèmes et procédures démocratiques ne sont pas la panacée pour l'économie", a-t-il déclaré.

Des militants pro démocratie ont tenté de perturber son discours. Ils portaient un cercueil en carton sur lequel était écrit "Cercueil de Hong Kong - Date de la mort: 1997" et ont brûlé un portrait du chef du gouvernement. Une personne a été arrêtée pour avoir brûlé le drapeau de Hong Kong et libérée sous caution.

ATS