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Plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Hong Kong lors d'un "rassemblement contre l'autoritarisme".

KEYSTONE/EPA/ALEX HOFFORD

(sda-ats)

Des milliers de personnes ont manifesté sous la pluie, dimanche à Hong Kong. Ils ont profité de la fête nationale chinoise pour dénoncer l'ingérence grandissante de Pékin et l'érosion des libertés dans l'ex-colonie britannique.

Cette manifestation, appelée "Rassemblement contre l'autoritarisme", a rassemblé environ 5000 personnes selon le reporter de l'AFP. Elle intervient quelques semaines après l'incarcération de trois jeunes leaders du "Mouvement des parapluies", cette vaste mobilisation prodémocratie de l'automne 2014.

"L'autoritarisme est déjà une réalité à Hong Kong", a déploré devant les manifestants Benny Tai, cofondateur du mouvement "Occupy Central" qui avait contribué à galvaniser les foules en 2014. "Nous manifestons aujourd'hui car nous espérons que davantage de Hongkongais verront la nature réelle du gouvernement", a ajouté ce professeur de droit.

"Clown autoritaire"

Les principales cibles des manifestants, dimanche, étaient la chef de l'exécutif hongkongais Carrie Lam, son ministre de la Justice Rimsky Yuen ou encore le président chinois Xi Jinping, dont les photos étaient brandies avec la mention: "Clown autoritaire". Certains tenaient des drapeaux singeant la bannière chinoise, avec cinq étoiles jaunes sur fond noir, et non rouge.

La ligne dure des autorités va amener plus de gens au mouvement, espère Vince Ho, 21 ans, étudiant. Mais Ann Ngan, 64 ans, se disait toutefois pessimiste. "Comment un enfant peut-il combattre un géant? Je viens pour exprimer mon mécontentement. Je ne crois pas que ces manifestations soient très utiles, mais je veux quand même y participer".

Avec le "Mouvement des parapluies", Hong Kong avait en 2014 connu sa plus grave crise politique depuis son retour en 1997 dans le giron de la Chine après 155 ans de présence britannique. Les manifestants avaient bloqué pendant 11 semaines les quartiers de bureaux et de commerce du coeur de l'ex-colonie.

Ils entendaient protester notamment contre un projet de réforme électoral avancé par Pékin et demandaient l'instauration d'un véritable suffrage universel. En dépit de l'écho international suscité par ce mouvement, la Chine ne leur a pas cédé un pouce de terrain.

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ATS