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En vertu du principe "un pays, deux systèmes" qui avait présidé à la rétrocession en 1997, Hong Kong jouit sur le papier jusqu'en 2047 de libertés inconnues en Chine continentale.

KEYSTONE/AP/VINCENT YU

(sda-ats)

La justice hongkongaise a disqualifié vendredi quatre élus pro démocratie du "Parlement" de l'ex-colonie britannique. Une mesure qui risque de renforcer les craintes d'une augmentation du contrôle de Pékin sur le petit territoire.

Parmi les quatre députés figure notamment le jeune meneur étudiant Nathan Law, qui avait été une des figures de proue des grandes manifestations pro démocratie de l'automne 2014.

La Haute cour avait été saisie par l'exécutif de Hong Kong, politiquement aligné sur Pékin, qui demandait la disqualification des quatre élus du Conseil législatif (LegCo) au motif qu'ils avaient modifié leur prestation de serment pour y manifester leur hostilité vis-à-vis de l'influence de la Chine.

Prestation "solennelle" attendue

L'Assemblée nationale populaire chinoise, dans une interprétation exceptionnelle de la Loi fondamentale, la mini-Constitution hongkongaise, avait réaffirmé à l'automne que les prestations de serment devaient se faire de façon "sincère et solennelle".

Vendredi, la Haute cour a estimé que cette interprétation s'imposait à toutes les juridictions hongkongaises. "Le mot 'solennel' est porteur d'une signification comprise par tous, qui est celle de digne et formel", peut-on lire dans le jugement.

Scènes surréelles

Le LegCo avait été le théâtre de scènes surréelles à l'automne quand des députés récemment élus avaient modifié leur prestation de serment pour dire leur frustration à l'égard de la Chine.

Deux élus indépendantistes, Yau Wai-ching et Baggio Leung, qui s'étaient drapés dans une bannière proclamant que "Hong Kong n'est pas la Chine", avaient déjà été disqualifiés par la justice en novembre.

L'affaire des serments, et l'intervention de Pékin, avaient contribué à renforcer la tension dans l'ex-colonie britannique revenue en 1997 dans le giron de la Chine et renforcé les craintes de ceux qui sentent un durcissement de la mainmise chinoise sur la ville.

En vertu du principe "un pays, deux systèmes" qui avait présidé à la rétrocession en 1997, Hong Kong jouit sur le papier jusqu'en 2047 de libertés inconnues en Chine continentale.

ATS