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La branche de l'horlogerie bénéficiera au 1er janvier 2012 d'une nouvelle convention collective de travail (CCT). Le syndicat Unia et la Convention patronale ont signé mercredi à Neuchâtel un texte qui apportera des améliorations à quelque 42'000 travailleurs.

Valable pour une durée de cinq ans, le document instaure un régime de paix absolue du travail dans l'horlogerie et la microtechnique, deux secteurs qui concernent 431 entreprises. Les négociations qui ont abouti à cette 14e CCT de l'histoire de ces deux partenaires auront duré huit mois.

Le syndicat est satisfait de l'issue des négociations, même s'il n'a pas eu gain de cause sur toutes ses revendications, en particulier sur l'augmentation du droit aux vacances. "Nous avons par contre réussi à repousser une flexibilisation plus importante du temps de travail voulue par le patronat", a relevé Jean-Claude Rennwald, responsable de l'horlogerie à Unia.

Satisfaction également du côté du patronat. "Après huit mois de négociations, nous constatons qu'il n'y a pas de vainqueur et qu'il n'y a pas de vaincu", a souligné la présidente de la Convention patronale de l'industrie horlogère (CP) Elisabeth Zölch. Pendant cinq ans, Unia et la CP s'engagent donc à dialoguer.

Retraite modulable

La principale innovation pour les travailleurs est l'introduction de la retraite progressive, "une avancée importante, unique en Suisse", selon Jean-Claude Rennwald. A l'avenir, ils auront le choix entre une rente-pont AVS et une retraite modulée ou progressive.

Le travailleur pourra réduire son temps de travail jusqu'à 20% deux ans avant l'âge légal de la retraite. L'employeur prendra à sa charge la moitié de la perte salariale. Il pourra aussi réduire son temps de travail jusqu'à 40% une année avant l'âge légal de la retraite selon les mêmes principes.

Parmi les autres principales améliorations figurent une hausse de la participation de l'employeur au coût de l'assurance maladie de 130 à 160 francs, la hausse généralisée des salaires minimaux d'embauche et l'extension de 3 à 5 jours du congé paternité.

ATS