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Skyguide dégraisse parmi ses plus bas salaires. Huit licenciements ont été prononcés, dont 3 à Genève et 5 à Zurich. Les syndicats estiment ne pas avoir été écoutés et envisagent des mouvements sociaux si la société ne revient pas sur cette mesure.

Les suppressions de 13 postes, dont huit licenciements, permettront d'économiser 1,2 million de francs. Dans une note interne transmise mardi à tous les collaborateurs, la société nationale de contrôle aérien justifie sa décision par la hausse des coûts en matière de personnel.

Skyguide, entreprise de droit privé dont l'actionnaire quasi unique est la Confédération, a écarté une externalisation du secteur "Administratif, opérationnel et technique" (AOT) où se portent les efforts. Les contrôleurs ne sont pas touchés.

"Nous sommes aujourd'hui dans la situation de pouvoir offrir aux collègues concernés un accompagnement", assure le patron du groupe Daniel Weder. D'autres adaptations suivront à l'avenir, affirme Skyguide.

Renégociation de la CCT

A l'origine de la décision, une directive européenne dont l'analyse est contrastée. Si les syndicats affirment qu'elle impliquera des efforts dans neuf ans, difficiles à évaluer aujourd'hui, la direction précise appliquer depuis 2012 déjà ces mesures. Selon elle, la performance financière ne permet pas d'atteindre les objectifs financiers fixés pour 2015-2019.

Les syndicats accusent la direction de surévaluer la part de la masse salariale par rapport au chiffre d'affaires. Un élément contesté par Skyguide qui affirme que ces données ne prennent pas en compte les charges sociales et les parts variables du salaire.

Les représentants du syndicat indépendant du trafic aérien (Si-TrA) et du syndicat des services publics (SSP) se sont étonnés mercredi devant la presse à Genève de ces mesures d'économies. L'entreprise fait du profit et les suppressions visent les plus bas salaires.

Un mauvais signal au moment où la convention collective de travail (CCT) du secteur AOT est renégociée, selon le secrétaire syndical du SSP dans ce dossier, Jamshid Pouranpir.

Mais au-delà, les syndicats dénoncent le comportement de l'entreprise qui n'a pas pris en compte les mesures alternatives qu'ils ont proposées. A Genève, "on est à un tournant. Jusqu'à présent, seules des entreprises privées avaient été pointées pour la sous-enchère salariale dans la zone aéroportuaire", a estimé le député et avocat Christian Dandrès, qui conseille l'intersyndicale.

Autorités visées

Selon lui, "la crédibilité des autorités fédérales et cantonales est mise à mal" dans la lutte contre ces pratiques.

L'intersyndicale suggère de favoriser les retraites anticipées et les temps partiels, le gel des embauches externes et les reclassements internes, le non-renouvellement de mandats aux retraités, le non-remplacement des départs de cadres. Elle propose aussi le gel du remplacement du mobilier, la suspension de subventions ou encore la généralisation de la part variable des salaires en temps plutôt qu'en argent.

Skyguide affirme de son côté qu'une partie de ces ajustements ont déjà été pris en considération et qu'ils n'agissent qu'à court terme. Le groupe souhaite stabiliser ses coûts à long terme.

Si aucune négociation ne reprend, des mouvements sociaux qui pourraient "paralyser tout ou partie de l'activité" seront envisagés, selon le secrétaire syndical du Si-TrA, Yves Mugny.

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ATS