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Ignazio Cassis et Christoph Blocher en décousent sur l'UE

Le conseiller fédéral Ignazio Cassis et l'ancien conseiller fédéral Christoph Blocher se saluent avant d'en découdre sur l'Union européenne à la fête de l'Albisgüetli, le traditionnel rendez-vous de l'UDC zurichoise.

KEYSTONE/WALTER BIERI

(sda-ats)

La relation Suisse-UE a une nouvelle fois été au coeur de la fête de l'Albisgüetli vendredi soir. Ignazio Cassis a défendu l'accès aux marchés européens prospères pour la Suisse alors que Christoph Blocher a dénoncé l'"abolition de la démocratie directe".

Lors de la traditionnelle rencontre organisée par l'UDC zurichoise, le nouveau ministre des affaires étrangères a expliqué aux 1200 invités et membres du parti présents dans la célèbre salle zurichoise que le marché européen représentait 500 millions de personnes. "Nous voulons vendre nos produits et conserver notre prospérité", a-t-il lancé, selon la version écrite de son discours.

Le conseiller fédéral a insisté sur le fait que si aucun accord satisfaisant ne pouvait être trouvé avec Bruxelles, il n'y en aurait pas. "Il n'y a pas d'obligation. Mais toute chose a son prix", a-t-il averti. "Nous pouvons bien évidemment placer notre indépendance plus haut qu'une éventuelle perte de prospérité".

Constatant que l'accord cadre institutionnel en discussion jusqu'à présent suscitait l'insatisfaction de toute part, M. Cassis a proposé de "peser sur le bouton reset", c'est-à-dire de reprendre les choses à zéro. Ce qu'il faut à la Suisse, c'est un "accord d'accès au marché", a-t-il déclaré.

Chercher un "chemin intermédiaire"

Il a par ailleurs insisté sur le fait que la Suisse ne voulait pas de juges étrangers lui dictant son droit, ni de reprise automatique du droit européen. "Cherchons un chemin intermédiaire qui nous assure la plus grande liberté possible et la plus importante prospérité possible", a conclu le chef du Département fédéral des Affaires étrangères.

Après le repas, le pilier de l'UDC Christoph Blocher a répondu à l'invité de marque de la soirée. En parlant de l'accord cadre, le tribun a dit que le seul nom correspondant à la réalité était "contrat pour l'abolition de la démocratie directe". Il a aussi parlé d'"accord d'enchaînement", dans la version écrite de son discours.

Concrètement, "les citoyennes et citoyens suisses doivent céder leur voix à Bruxelles", selon M. Blocher. "Ce n'est plus nous, mais l'UE et ses fonctionnaires qui décident de notre avenir".

"Nettoyer la Berne fédérale"

Le tribun a appelé les membres du parti à récolter des signatures pour l'initiative de limitation qui exige l'abolition de la libre circulation. Il a également appelé à soutenir l'initiative pour l'auto-détermination, qui fait primer le droit suisse sur le droit international.

Quant aux élections fédérales 2019, il faudra s'en servir pour "nettoyer la Berne fédérale", a-t-il lancé. Une expression qui n'est pas sans rappeler le mot d'ordre de Donald Trump pendant la campagne présidentielle américaine "Drain the swamp" ("drainer le marécage").

Les élus actuels ne respectent pas la volonté du peuple et doivent être remplacés. Il s'agira de déterminer qui représente encore la liberté et la démocratie directe.

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