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Le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis envisage depuis longtemps un voyage en Turquie (archives).

KEYSTONE/PETER KLAUNZER

(sda-ats)

Alors que Berne proteste contre les activités d'espionnage de la Turquie en Suisse, le conseiller fédéral Ignazio Cassis veut se rendre en Turquie. Une visite qui n'est toutefois pas liée à ces questions.

Un visite du conseiller fédéral en Turquie était en discussion depuis longtemps, selon une déclaration du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) samedi. Une porte-parole a précisé à la demande de l'ats que la planification de ce voyage n'avait rien à voir avec les allégations d'espionnage.

Différents journaux suisses alémaniques de Tamedia ont rapporté samedi ce possible voyage. Le conseiller fédéral Cassis est effectivement prêt à se rendre en Turquie, mais aucune date précise n'a pour l'instant été fixée, selon le DFAE.

Pratiques inacceptables

Vendredi, la secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères a vivement condamné auprès d'Ankara les actes d'espionnage et la tentative de rapt qui se sont déroulés sur sol helvétique. La Suisse ne tolère "sous aucun prétexte" de telles pratiques, a insisté Pascale Baeriswyl.

"Nous ne pouvons pas accepter que quelqu'un s'adonne à l'espionnage chez nous, ni à une quelconque autre activité de renseignement", a indiqué Mme Baeriswyl à un sous-secrétaire du ministère turc des Affaires étrangères. Le ministère turc des Affaires étrangères a pour sa part rejeté l'accusation selon laquelle des employés de son ambassade à Berne auraient planifié l'enlèvement - de la Suisse vers l'étranger - d'un homme d'affaires.

Depuis la tentative de putsch avortée en Turquie, la Suisse est déjà intervenue à plusieurs reprises auprès d'Ankara en raison d'activités d'espionnage présumées. Berne a expliqué "lors de différentes prises de contact" avec des représentants d'Ankara que des activités de renseignement à l'encontre de la diaspora turque en Suisse sont inacceptables.

Il y a un an, le MPC a ouvert une procédure pénale visant des citoyens turcs occupant des postes diplomatiques à l'ambassade de Turquie à Berne au moment des faits concernés, soit peu après la tentative de putsch en été 2016. Le DFAE a confirmé cette semaine que ces personnes ne bénéficient pas de l'immunité diplomatique. Elles n'occupent plus ces fonctions et ne séjournent plus en Suisse.

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ATS