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Les partisans du premier ministre Hun Sen lors du passage de son convoi à Phnom Penh

KEYSTONE/EPA/MAK REMISSA

(sda-ats)

Des dizaines de milliers de personnes ont participé vendredi à Phnom Penh à un rassemblement pro-gouvernement pour lequel le premier ministre s'est déplacé. Cette mobilisation intervient à deux jours d'un scrutin local vu comme un test avant des législatives en 2018.

"Aujourd'hui pour la première fois, je suis venu pour faire campagne avec vous mes frères et mes soeurs", a lancé Hun Sen à la foule rassemblée dans un champ à la périphérie de la capitale cambodgienne.

Les partisans, dont beaucoup étaient venus à motos, agitaient le drapeau du Parti du peuple cambodgien (CPP), mouvement qui dirige le pays depuis 32 ans.

Hun Sen, ex-combattant Khmer rouge et premier ministre depuis 1985, s'est placé face à ses partisans comme la seule voie possible pour maintenir la paix dans le pays. "Sans le CPP pour renverser Pol Pot, est-ce que Pol Pot aurait lâché le pouvoir et cessé de nous tuer ?", s'est-il exclamé, faisant référence à l'époque où les Khmers rouges dirigeaient le pays.

Hun Sen s'était gardé de se mêler aux meetings de son parti ces dernières années et son intervention vendredi est vue par les experts comme un signe de la nervosité du pouvoir.

Corruption et répression

Le parti du premier ministre "risque de perdre le contrôle du niveau local de gouvernement qu'il exerce depuis la chute des Khmers rouges en 1979", observe Sebastian Strangio, auteur d'un livre sur Hun Sen.

Des millions de Cambodgiens sont appelés à voter dimanche dans plus de 1600 communes. L'opposition du Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP), qui accuse le pouvoir d'être de plus en plus répressif et corrompu, espère l'emporter.

Mais Hun Sen a savamment manoeuvré pour lui couper les ailes en multipliant les poursuites judiciaires contre ses opposants qui avaient réussi une poussée aux élections législatives de 2013.

ATS

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