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L'été 2016 a montré à quel point les flux migratoires peuvent être imprévisibles, a rappelé le conseiller d'Etat tessinois Norman Gobbi lors de la conférence de presse à Berne.

KEYSTONE/THOMAS DELLEY

(sda-ats)

La présence policière pourrait être renforcée dans les régions frontalières suisses cet été. Pour parer à un "éventuel" afflux d'immigrants, jusqu'à 50 membres des corps de police se tiennent prêts à aider leurs collègues au Tessin, en Valais et dans les Grisons.

L'engagement policier sera mis sur pied "uniquement en cas de besoin, c'est préventif", a tenu à préciser jeudi devant les médias à Berne le commandant de la police cantonale valaisanne Christian Varone. Et le travail des agents ne sera pas d'effectuer des contrôles frontaliers, mais de soutenir les agents en matière de sécurité intérieure.

Plus concrètement, les corps de police viendraient en aide sur les axes de circulation importants, comme les autoroutes, lors des contrôles de personnes dans les trains ou de véhicules ayant échappé à la vigilance des douaniers, ou encore aux gares.

Il faut faire en sorte que les immigrants entrés illégalement dans le pays ne se dispersent pas sur tout le territoire, a expliqué le conseiller d'Etat tessinois Norman Gobbi. En somme, qu'ils restent à proximité des frontières pour être plus facilement renvoyés.

Tension en Italie

En Valais, le point "chaud", c'est l'entrée sud, au col du Simplon et dans une moindre mesure au col du St-Bernard, a illustré Christian Varone. La présence serait aussi renforcée dans les villes de Brigue, Viège, Sion et Martigny.

Au Tessin, l'entrée principale, c'est la gare de Chiasso, d'après Mattero Cocchi, commandant de la police cantonale tessinoise. Il se dit surtout préoccupé par le réseau des passeurs qui donne du fil à retordre aux agents en ce moment. Un passeur par semaine est arrêté.

Un chiffre qui pourrait grimper, car l'Italie vit une situation tendue, au point de menacer de fermer ses ports, a-t-il rappelé. Entre dimanche et mardi, plus de 10'000 migrants ont été secourus au large de la Libye.

De plus, les cantons doivent gérer d'autres défis: ceux liés au terrorisme qui frappe les pays voisins d'une part, mais aussi les événements traditionnels, comme les festivals, a-t-il souligné.

Profitable à tous

Et toute la Suisse en profitera, il ne s'agit pas uniquement de ces trois cantons. C'est le principe de solidarité et de subsidiarité "typique", a déclaré le président de la Conférence des commandants des polices cantonales de Suisse, Stefan Blättli.

Si le Tessin maîtrise la situation, Lucerne, Zurich, voire Berne en profitent aussi, a complété Norman Gobbi, directeur cantonal de la sécurité. Et l'engagement en Valais profite lui au reste de la Suisse romande.

Quid du canton de Genève? L'année dernière, la plupart des entrées illégales ont été recensées dans ces trois cantons, a noté Stefan Blättli. Les flux migratoires sont presque toujours prévisibles, mais la tendance peut changer de manière surprenante, a développé Norman Gobbi.

Cela a été le cas l'année dernière. Le nombre d'arrivées a été multiplié par quatre entre mai et juin, a assuré l'élu de la Lega.

Sous contrôle

Et Stefan Blättli de rappeler: des engagements intercantonaux de ce type n'ont rien de nouveau, ils ont lieu aussi lors de matchs de foot ou durant le Forum économique mondial à Davos (GR). "C'est le principe de solidarité et de subsidiarité typique."

La particularité dans ce contexte est toutefois la durée de l'engagement qui s'étend sur plusieurs mois, a-t-il ajouté. Pendant environ 13 semaines, les agents sont sur leurs gardes sachant qu'ils doivent peut-être intervenir.

Selon le contexte, "une réserve" de 20 membres des corps suisses de police pourrait encore être affectée à l'est du pays, à la frontière autrichienne.

Même si les autorités s'attendent à nouveau à des arrivées massives d'entrées irrégulières ces prochains mois, il ne s'agit pas de noircir la situation actuelle, a observé Christian Varone. "Elle reste relativement sous contrôle."

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ATS