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L'association Carrefour-Rue a inauguré mardi à Plan-les-Ouates (GE) son second hameau de studios mobiles. Les onze conteneurs colorés de 14 m2 vont permettre à une douzaine de personnes sans domicile fixe d'avoir un toit et une adresse.

Le hameau "Noé" voit ainsi le jour moins d'un an après "Eureka", inauguré en novembre à Chêne-Bougeries. Disposés entre des arbres, les neuf studios bleu ciel, violets ou orange sont équipés d'une salle de bain complète et d'une cuisine. Chaque logement peut abriter une ou deux personnes. Deux conteneurs servent de salle commune et de buanderie. A nouveau, Ikea a offert le mobilier.

Les studios sont destinés aux personnes qui veulent se reconstruire. "Les résidents sont choisis en fonction de leur aptitude à rebondir et leur caractère non conflictuel", indique Vince Falciani, responsable du projet à Carrefour-Rue. Emmanuel Hausermann, médiateur et résident à "Eureka", relève que le calme et la nature permettent d'abord de se reposer car "la survie bouffe de l'énergie".

"Il faut environ une année de stabilité pour aller plus loin, trouver du travail, s'inscrire dans des régies", estime Noël Constant, fondateur et président de l'association d'action sociale auprès des personnes sans abri et démunies. La première expérience est positive: trois habitants d'"Eureka" ont déjà retrouvé du travail et une d'entre elles devrait quitter le hameau en janvier.

Donateurs privés anonymes

A Plan-les-Ouates, le hameau provisoire est érigé sur une parcelle en bordure du futur quartier des Cherpines et mise à disposition par des privés. Ugo Togni, leur représentant a invité tous ceux qui attendent une autorisation de construire à prêter leur terrain à l'association. "La convention de trois ans au minimum est renouvelable tous les six mois", a-t-il expliqué.

Le projet "Noé" a coûté 560'000 francs. Il a été essentiellement financé par une poignée de donateurs privés "qui ont demandé à rester anonymes", a fait savoir M. Falciani. Côté public, la Ville de Genève a versé 80'000 francs. Une contribution de 400 francs par logement est demandée afin de responsabiliser les résidents. Mais aucun ne sera mis à la porte en cas de non-paiement.

ATS