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L'identification des 355 corps calcinés des prisonniers morts mardi soir dans l'incendie d'un pénitencier à Comayagua, dans le centre du Honduras, se poursuivait jeudi. Les autorités ont ouvert une enquête pour trouver les responsables de la tragédie.

Le travail des médecins légistes du Honduras, qui ont reçu l'aide de confrères de plusieurs pays, est rendu difficile par l'état des corps, complètement carbonisés. Le bilan officiel définitif a été arrêté jeudi à 355 morts. Certaines sources font toutefois état de 359 morts.

Les autorités reconnaissent que certains des détenus présumés décédés pourraient en réalité avoir profité du chaos pour s'évader. L'établissement accueillait 852 prisonniers, soit le double de sa capacité. Certains des survivants ont été hospitalisés. D'autres, sains et saufs, sont dans un lieu tenu secret, avant d'être dirigés vers un centre de détention.

Accrochés aux barreaux

La plupart des victimes sont mortes accrochées aux barreaux de leur cellules, d'autres asphyxiées par la fumée ou étouffées, a raconté un témoin. Des prisonniers ont réussi à échapper aux flammes en défonçant le toit de la prison, une structure en forme de labyrinthe avec des espaces de confinement en plein air.

"Il s'agit d'un processus long, mais nous avons le soutien de pays amis: des spécialistes, dentistes, légistes sont arrivés du Chili, des Etats-Unis, du Guatemala, du Salvador", a déclaré le ministre de la Sécurité publique, Pompeyo Bonilla.

Il a précisé que "les premiers 115 corps ont été transportés dans des conteneurs réfrigérés dans la nuit de mercredi à jeudi à la morgue de Tegucigalpa, à environ 90 km de la prison de Comayagua, 146 autres ont suivi dans la matinée et le reste dans la journée de jeudi pour y être identifiés par des équipes techniques".

Effondrées, les familles des victimes ont été conduites en bus à Tegucipalpa et hébergées dans l'attente de l'identification des cadavres. Des proches des victimes en colère se sont aussi massés devant la prison aux cris de "meurtriers". Certains accusent le gouvernement d'être responsable de ce drame.

ATS