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Incendie mortel à Rouen: le gérant et son frère mis en examen

L'incendie a eu lieu dans la nuit du 5 au 6 août, dans le sous-sol du bar "Au Cuba Libre" à Rouen, réservé pour une soirée d'anniversaire. Treize personnes avaient péri le jour même, une quatorzième est décédée des suites de ses blessures fin août (archives).

KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON

(sda-ats)

Le gérant du bar rouennais "Au Cuba Libre", où un incendie début août a causé la mort de 14 personnes, a été mis en examen mercredi, ainsi que son frère, salarié du bar. Ils ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Les deux hommes ont été mis en examen pour "homicides et blessures involontaires aggravées par violation délibérée d'une obligation de sécurité", a indiqué le procureur de la République de Rouen Pascal Prache.

L'incendie a eu lieu dans la nuit du 5 au 6 août, dans le sous-sol du bar, réservé pour une soirée d'anniversaire. Treize personnes avaient péri le jour-même, une quatorzième est décédée des suites de ses blessures fin août.

Cet incendie est le plus meurtrier survenu en France depuis 2005. La question de la sécurité dans les bars est au cœur de cette affaire, prise en charge par deux juges d'instruction.

Embrasement

Ce soir-là, le bar "Au Cuba Libre", très populaire sur la rive sud de Rouen, est plein. Au sous-sol un groupe d'une vingtaine d'amis ont privatisé ce petit salon refait à neuf pour fêter les 20 ans d'Ophélie, une jeune fille qui se destinait à entrer dans l'armée. C'est une soirée dansante avec la présence d'un DJ.

Les invités sont jeunes pour la plupart, âgés de 18 à 25 ans. La personne la plus âgée a 41 ans.

Le drame va se jouer en quelques secondes. Une personne portant le gâteau d'anniversaire avec des bougies allumées, type "feux de Bengale" descend dans la cave par un escalier très étroit, plus proche d'une "échelle de meunier" que d'un escalier règlementaire, selon des témoignages de clients.

La personne trébuche-t-elle ou les bougies lèchent-elles simplement le plafond très bas du caveau? Les témoignages divergent mais sont unanimes à relater un embrasement en quelques secondes du plafond et des murs recouverts d'un isolant phonique, à l'évidence extrêmement inflammable.

"Piège mortel"

Les fumées toxiques vont provoquer la mort de 13 personnes. Une jeune femme, Karima, très intoxiquée mais aussi gravement brûlée est décédée le 30 août dans un hôpital parisien, ce qui a porté le bilan à 14 morts et six blessés.

Selon l'avocat de la famille de Karima et d'autres familles de victimes, Me Gérard Chemla, la porte de secours du sous-sol, qu'auraient pu emprunter plusieurs participants à la fête, était "verrouillée". "Les victimes ont essayé d'ouvrir la porte de secours, vainement, parce qu'elle était fermée à clé", avait-il déclaré début septembre.

"Quand vous avez l'escalier qui brûle d'un côté, vous allez vers l'issue de secours et quand on se retrouve devant une porte verrouillée, ça devient un piège mortel", avait-il ajouté.

Contrôles

Depuis le drame, et après l'inspection des lieux par la police et un expert incendie, le bar a été fermé. Il reste entouré de barrières sur lesquelles les familles et amis des victimes ont placé des photos, messages et bouquets de fleurs.

Depuis l'incendie, les contrôles se sont multipliés à Rouen. Un bar a été définitivement fermé et deux autres temporairement.

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