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Incident à Genève entre grévistes de la faim kurdes et un Turc

Les grévistes de la faim demandent notamment des investigations internationales à Afrine en Syrie.

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Un incident a éclaté à Genève entre Kurdes qui dénoncent l'offensive de l'armée turque dans le nord de la Syrie et un ressortissant turc, faisant un blessé dans un mouvement de foule. La grève de la faim lancée par les Kurdes il y a 18 jours s'achèvera dimanche.

Jeudi matin, une voiture s'est arrêtée près des dizaines de Kurdes réunis comme chaque jour depuis le début du mouvement près de la Place des Nations. Un homme en est descendu, proférant des insultes en turc et faisant le signe des groupes ultra-nationalistes turcs, selon des sources convergentes.

Des dizaines de Kurdes ont alors couru dans sa direction, provoquant un affolement de la conductrice de la voiture qui est partie avec le perturbateur. Selon la police genevoise, les caméras de surveillance montrent que le véhicule n'a toutefois percuté personne.

En revanche, un manifestant a été blessé, sans gravité, dans le mouvement de foule. Il a a été évacué par ambulance. Deux autres personnes ont, elles, été légèrement atteintes sans que leur situation ne demande des soins.

La police précise également que les manifestants s'en sont pris à la voiture et à l'individu en réponse aux insultes. "Les personnes ont été identifiées et les Kurdes ont décidé de ne pas porter plainte", a affirmé à l'ats un porte-parole, Silvain Guillaume-Gentil.

Dizaines de femmes

L'un des responsables du Centre société démocratique kurde de Genève, Ramazan Tutar, dit avoir tenté de maîtriser ses camarades. Mais depuis près de trois semaines, ceux-ci "manifestent dans le froid et sous la pluie contre un massacre" à Afrine, ville syrienne prise récemment par l'armée turque.

L'incident n'a pas entamé leur volonté. "Erdogan terroriste" et "solution politique pour le Kurdistan", scandaient-ils.

Une quinzaine d'anciens élus kurdes, dont la co-maire déchue d'une municipalité de la région de Diyarbakir, Fatma Sik, ont suivi une grève de la faim pendant 10 jours durant le Conseil des droits de l'homme. Des rencontres ont notamment eu lieu avec des représentants du Haut-Commissariat aux droits de l'homme.

Trois quarts du Nord de la Syrie

Le mouvement a ensuite été repris pendant quelques jours par des militants du Parti de l'union démocratique (PYD). Il est poursuivi depuis mercredi par une cinquantaine de femmes kurdes d'Allemagne et de Suisse.

Les manifestants demandent une exclusion aérienne au-dessus d'Afrine, des investigations de l'ONU sur les violences ou encore un accès humanitaire pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Selon l'ONU, près de 150'000 personnes ont été déplacées depuis Afrine.

Mais les manifestants n'ont pas été entendus. "La Turquie contrôle trois quarts du nord de la Syrie", ajoute aussi M. Tutar qui ne pense pas que l'armée turque prendra la ville de Manbij. Depuis lundi, les grévistes de la faim dorment dans un bâtiment mis à leur disposition par la Ville de Genève.

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