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Ahed Tamimi (c), arrêtée le 19 décembre, est devenue pour les Palestiniens une icône de la lutte contre l'occupation israélienne (archives).

KEYSTONE/AP/OREN ZIV

(sda-ats)

Ahed Tamimi, une Palestinienne de 16 ans apparue dans une vidéo devenue virale en train de frapper des soldats israéliens en Cisjordanie occupée, a été inculpée lundi par un tribunal militaire israélien. Il a prolongé sa garde à vue d'une semaine, selon son avocate.

Le tribunal militaire d'Ofer siégeant en Cisjordanie occupée a également retenu cinq chefs d'inculpation contre Nariman Tamimi, la mère d'Ahed Tamimi impliquée dans le même incident, et prolongé sa garde à vue jusqu'à lundi. Douze chefs d'inculpation ont été retenus contre Ahed.

Ils concernent la confrontation survenue le 15 décembre dans le village de Nabi Saleh près de Ramallah et cinq autres incidents dans lesquels Ahed Tamimi a été impliquée l'an dernier. Selon un communiqué de l'armée, elle a été inculpée notamment pour "avoir agressé des forces de sécurité, lancé des pierres, avoir proféré des menaces, avoir participé à des émeutes".

La mère a aussi été inculpée pour sa participation à l'incident à Nabi Saleh, à d'autres confrontations avec des soldats et pour avoir utilisé "Facebook" en vue "d'inciter à commettre des attaques terroristes".

Dans la cour d'une maison

La garde à vue de la cousine d'Ahed, Nour Tamimi (20 ans), elle aussi protagoniste de la vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux et des médias doit, en revanche, prendre fin mardi après-midi. Elle devrait être relâchée, si le procureur ne fait pas appel, après avoir versé une caution de 5000 Shekels (1400 dollars), a ajouté l'avocate.

Le procureur militaire a demandé le maintien en détention jusqu'au procès de la mère et de la fille.

Dans les images filmées avec un téléphone portable, on voit Nour Tamimi s'approcher avec sa cousine Ahed de deux soldats puis leur donner des coups de pied et de poing et des gifles, dans le village de Nabi Saleh. Les deux soldats étaient dans la cour d'une maison pour empêcher des Palestiniens de jeter des pierres sur des Israéliens à proximité, selon l'acte d'accusation.

La famille d'Ahed Tamimi affirme que l'incident s'est déroulé dans la cour de leur maison.

Sur la vidéo, les soldats demeurent impassibles face à ce qui semble relever davantage de la provocation que de la volonté de faire mal. Puis ils s'éloignent.

Icône de la lutte

Ahed Tamimi, arrêtée le 19 décembre, est devenue pour les Palestiniens une icône de la lutte contre l'occupation israélienne. Elle s'est fait connaître dans des confrontations avec l'armée israélienne. Les médias israéliens la qualifient de "provocatrice".

En 2012 déjà, la fillette s'était distinguée en brandissant le poing sous le nez de soldats israéliens, des images qui avaient fait le tour du monde et qui lui avaient valu d'être reçue par Recep Tayyip Erdogan, alors Premier ministre turc.

Son père Bassem, souvent à la tête de manifestations contre les colons israéliens, a été emprisonné plusieurs années par Israël.

Déçus par l'absence de perspective de règlement de paix avec Israël et exaspérés par la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël, les Palestiniens voient en elle une nouvelle héroïne.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a appelé le père d'Ahed et salué l'engagement de la famille Tamimi dans la lutte contre l'occupation, selon l'agence Wafa.

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ATS