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Craignant de nouvelles manifestations, la police de New Delhi a appelé samedi la population au calme et a bouclé plusieurs quartiers du centre-ville. Les autorités intervenaient quelques heures après la mort d'une étudiante victime d'un viol, emblématique des violences faites aux femmes en Inde en toute impunité.

Le chef de la police de la ville, Neeraj Kumar, a demandé aux habitants de garder leur calme après les manifestations qui ont suivi l'annonce dans la nuit de vendredi à samedi du décès de la jeune femme par l'hôpital de Singapour qui la soignait depuis deux jours.

Il a aussi annoncé le bouclage de la zone autour du monument de l'India Gate, épicentre de la colère des protestataires, et de dix stations de métro. Le chef des autorités locales de New Delhi, Sheila Dikshit, a également demandé l'apaisement et assuré que "des décisions substantielles seraient prises très bientôt" pour protéger les femmes dans la capitale.

"La fille de l'Inde"

Samedi, la population est sortie dans les rues en Inde pour exprimer son émotion après la mort de l'étudiante, dont le viol brutal avait déjà provoqué d'importantes manifestations.

Le premier ministre, Manmohan Singh, a été le premier dans la classe politique à rendre hommage à la jeune femme, dont on ignore le nom et qui a été surnommée "la fille de l'Inde" ("India's Daughter"), affirmant comprendre la vague de protestations.

Dans la nuit de samedi à dimanche, la dépouille de l'étudiante a été embarquée à bord d'un avion pour être transférée dans la capitale indienne.

Peu de plaintes de la part des victimes

Le 16 décembre, après être montée dans un bus, la jeune femme avait été attaquée par six hommes qui l'avaient emmenée au fond du bus pour la violer à plusieurs reprises et l'agresser sexuellement avec une barre de fer rouillée. Elle avait été jetée ensuite hors du véhicule avec son compagnon.

Le bus avait passé de nombreux barrages de police pendant cette période de 45 minutes, mais à aucun moment les policiers ne s'étaient inquiétés de ce qui se passait à l'intérieur.

Les viols collectifs sont quotidiens en Inde et beaucoup d'entre eux ne font pas l'objet d'une plainte de la part des victimes, qui ne font pas confiance au système judiciaire poussif et sont découragées par les réactions des policiers hommes.

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ATS