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Douze médecins accusés d'avoir pratiqué en secret des tests de médicaments sur des enfants et des patients souffrant de handicaps ont écopé d'une seule amende de 5000 roupies (88 francs). Ce verdict a provoqué la colère dans un Etat du Madhya Pradesh, au centre de l'Inde.

Selon le gouvernement de l'Etat, les tests n'avaient pas été approuvés par les autorités sanitaires. Les médecins ont refusé de divulguer toute information au nom de la protection du secret médical. Deux d'entre eux ont nié avoir mal agi.

Les médecins sont accusés d'avoir été payés par des entreprises pour mener, dans la ville d'Indore, des essais de médicaments visant à traiter notamment des dysfonctionnements sexuels.

Le médecin qui a alerté l'opinion sur cette affaire a fait part mardi de sa colère et de sa frustration après la peine infligée dimanche aux médecins, jugée non-dissuasive.

"Tous les tests ont été pratiqués sur des patients venus dans des hôpitaux gouvernementaux pour des soins de routine. C'est un crime de pratiquer sur eux des tests médicaux sans leur consentement", s'est insurgé le médecin. Le leader de l'opposition au Parlement local a qualifié l'amende de "ridicule".

Cobayes

Des associations de défense des droits de l'homme disent craindre que l'Inde devienne une plaque tournante pour les tests de médicaments pratiqués sur des patients pauvres. Ceux-ci seraient utilisés comme des cobayes par les géants pharmaceutiques, souvent sans leur accord.

Selon M. Rai, les mauvaises pratiques dans le milieu médical risquent de se poursuivre encore longtemps: "Les tests de médicaments sont ici en augmentation, parce qu'ils coûtent seulement un sixième de leur prix dans les pays occidentaux", a-t-il souligné.

"Le système de régulation est ici plus corrompu et les compagnies pharmaceutiques peuvent facilement inscrire des patients et commencer les essais", a-t-il ajouté. "Dans les pays développés, cela prendrait six mois pour inscrire cinq patients tandis qu'en Inde, ils peuvent effectuer des tests sur 2000 personnes pendant ce temps".

ATS