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Dans les usines ukrainiennes qui produisent depuis des années pour l'entreprise de lingerie suisse Triumph, plus de la moitié des personnes interrogées doivent faire de nombreuses heures supplémentaires pour espérer toucher le salaire minimum légal, selon un rapport de l'ONG CCC (archives).

Keystone/GEORGIOS KEFALAS

(sda-ats)

Benetton, Esprit, GEOX, Triumph et Vero Moda sont dans le viseur d'un rapport de la Campagne Clean Clothes (CCC). Sa vaste enquête dénonce les salaires de misère dans l'industrie textile en Europe de l'Est et du Sud-Est.

Le rapport "Europe's Sweatshops", publié jeudi, décrit les graves abus sur les chaînes d'approvisionnement de grandes marques internationales en Europe de l'Est et du Sud-Est, pays qui sont devenus des destinations privilégiées de l'industrie vestimentaire en raison des salaires très bas qui y sont pratiqués, selon un communiqué de l'ONG suisse Public Eye.

La CCC a interrogé plus d'une centaine d'ouvriers et ouvrières dans des usines de chaussures et de vêtements en Hongrie, en Serbie et en Ukraine. Les faits mis en lumière sont inquiétants: "la plupart des 1,7 million d'ouvriers et ouvrières qui travaillent dans l’industrie textile en Europe vivent dans la pauvreté et doivent s’endetter pour survivre", selon le rapport. Il dénonce "des conditions déplorables".

"Le personnel doit s'éreinter au quotidien pour pouvoir remplir les objectifs de production. En dépit des heures supplémentaires excessives auxquelles elles sont contraintes, les couturières - souvent expérimentées et avec un bon niveau de formation - gagnent à peine plus que le salaire minimum légal", détaille l'enquête de CCC.

Il faudrait cinq fois plus

Dans ces pays, le salaire minimum légal est très bas, entre 89 euros (103 francs) en Ukraine et 374 euros (430 francs) en Slovaquie par exemple. Pour toucher un salaire vital, qui couvrirait leurs besoins de base ainsi que ceux de leur famille, les couturières devraient gagner jusqu’à cinq fois plus, souligne le rapport.

En Ukraine, le salaire minimum légal est inférieur au minimum vital officiel et au seuil de pauvreté. Dans les usines ukrainiennes qui produisent depuis des années pour l'entreprise de lingerie suisse Triumph, plus de la moitié des personnes interrogées doivent faire de nombreuses heures supplémentaires pour espérer toucher le salaire minimum légal, selon CCC.

"Climat de peur"

"De nombreuses couturières interrogées se plaignent aussi de la chaleur et des produits chimiques dangereux. Elles dénoncent les heures supplémentaires non payées ainsi que le manque de respect de leurs chefs. Il règne dans les usines un climat de peur, nourri par les menaces constantes de licenciement et de délocalisation".

Les marques internationales profitent des salaires de misère dans cette région, conclut et critique CCC. Les fabriques visitées produisent principalement pour Benetton, Esprit, GEOX, Triumph et Vero Moda. La Campagne Clean Clothes demande à ces entreprises "de garantir enfin le versement d'un salaire vital sur leurs chaînes d'approvisionnement et de travailler avec leurs fournisseurs pour mettre un terme à ces abus inacceptables".

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ATS